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Histoire
Dakar est un nom inconnu avant 1750. Il apparaît pour la première fois dans le croquis d'un naturaliste Michel ADANSON. Les origines du nom sont contestables et un mystère entier plane encore sur les étymologies.
Dakar pourrait provenir de :
Dakhar (tamarinier en langue wolof )
Deuk raw (refuge en langue wolof )
Ndakarou (dont la forme francisée serait Dakar)
Accard ou d'Accard (du nom d'un obscur négociant ou marin français qui aurait donné son patronyme à un camp de la place).
Sources : dakarville.sn
Liens historiques entre le Sénégal et le Québec à travers le Centenaire de Léopold Sédar Senghor
S'il est vrai que l'homme de lettres Léopold Sedar Senghor, le poète et l'écrivain, appartient à l'humanité entière, il va de soi qu'il appartient plus particulièrement à l'Afrique noire mais aussi au monde de la langue française en général. Il n'a cessé de clamer, de proclamer, sous toutes ses formes, sa triple appartenance à la négritude, à la francité, à l'universel. À cet égard, le Québec et le Canada français en général sont directement concernés.
Le chef d'État en lui s'est particulièrement intéressé à l'aventure historique singulière du Québec. Senghor était très sensible à l'histoire de l'expansion de la France et de la langue française à travers le monde. Il rappelait volontiers que des Canadiens français, des Québécois, avaient joué un rôle, modeste mais non négligeable, dans l'essor de l'enseignement privé en ce pays (comme ailleurs en Afrique noire), notamment grâce à des religieux fort actifs, les frères du Sacré-Coeur. Ce qu'on sait moins, voire pas du tout, c'est le rôle de Québécois (les Canadiens alors) dans le développement du Sénégal, colonie française, notamment au XVIIIe siècle.
Effectivement, les habitants de Saint-Louis, grande ville du Sénégal et sa capitale (Dakar étant la métropole de toute l'Afrique occidentale française), s'appelaient ou étaient fréquemment appelés «les Canadiens». On le disait encore jusqu'à la fin du XXe siècle. Pourquoi ? D'abord, parce qu'il y avait eu concomitance historique dans la fondation de Saint-Louis et de Québec, au début du XVIIe siècle, mais aussi parce que, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ce sont pour une part des fonctionnaires et des officiers français venant du Canada, après la cession de celui-ci à l'Angleterre, qui avaient occupé des postes de commandement dans diverses régions du Sénégal.
On oublie souvent, ou on ne sait pas, que la plupart des officiers et administrateurs en Nouvelle-France étaient des gens du pays, des Canadiens, et qu'après la conquête, la grande majorité d'entre eux étaient partis en France, où ils poursuivirent leur carrière militaire et, à ce titre, furent envoyés dans diverses colonies comme le Sénégal, mais aussi dans l'Inde méridionale avec Madras pour capitale, et dans ce qu'on appellera plus tard les «comptoirs français» en Inde (Pondichéry, Chandernagor, etc.).
Notons en particulier le rôle important que joua au Sénégal Louis Le Gardeur de Repentigny, passé en France en 1762, commandant de l'île de Ré, qui participa ensuite à la guerre d'Indépendance des États-Unis, servit en Guadeloupe et fut, enfin, commandant et gouverneur du Sénégal. Ils furent très nombreux ceux des nôtres qui, après la défaite de 1760, servirent à divers titres et en divers lieux de l'Empire français d'alors, notamment en Inde et au Sénégal. Voilà une page de notre histoire généralement ignorée et qu'il convient de rappeler en saluant le centenaire de Senghor et, à travers lui, le Sénégal, dont il a été le fils le plus illustre, de loin, au cours du XXe siècle.
Source : www.ledevoir.com - Edition du 30 décembre 2005 / Jean-Marc Léger
Principaux repères de l'histoire de la Sénégambie
Paléolithique (350 000 - 75 000 av. J. -C.)
Des vestiges archéologiques attestent d'une présence humaine dans le Sénégal oriental (abords de la Falémé et Niokolo Koba et dans la presqu'île du Capt-Vert.
Néolithique (6 500 - 4 000 av. J. -C.)
Présence de poteries et de tumulus, du Cap-Vert à la Falémé.
Protohistorique
Le site le plus important est le sit mégalithique de pierres dressées du Saluum et du Rip, qui indiquent l'emplacement de cimetières.
XIIe -XIVe siècles
- L'empire du Jolof est fondé par Njajan Njaay ; il absorbe le Tékrrur et contrôle la plupart des entités politiques de la Sénégambie septentrionale : Walo, Kajoor, Futa Tooro, Bawol, Siin.
- Le Jolof est sous le contrôle du Mali
- La dynastie manding des Gelwar fonde le royaume du Siin.
XVE siècle
- 1444 : Le Portugais Dinis Dias atteint le fleuve Sénégal et mentionne l'empire du Jolof. Le navigateur vénitien au service du Portugal, A. Cada Mosto, débarque sur la presqu'île du Cap-Vert et entre en contact avec le damel (roi) du Kajoor. Il produit la première description du pays wolof, des moeurs des wolof et de la cour du Kajoor.
- 1490 : Koli Tengela s'empare de la moyenne vallée du fleuve Sénégal et fonde le royaume denyanke du Futa Tooro. Création du royaune sereer du Saluum par les Gelwar.
- 1492 : Les Portugais érigent une chapelle en pierre sur l'île de Palma (future Gorée).
XVIe siècle
- Début du déclin du Jolof avec la consolidation du commerce atlantique ; les provinces atlantiques du Jolof en tirent profit pour obtenir leur indépendance. Seule la province continentale de l'empire, le Jolof proprement dit, conserve cette dénomination jusqu'à la conquête coloniale.
- 1550 : La Kajoor arrache son indépendance; il sera suivi par le Waalo, le Siin, le Saluum.
- 1558 : Les Portugais sont présents à Cacheu (Rivières du Sud).
XVIIe siècle
- 1617 : Les Hollandais arrachent des mains portugaises l'île de Palma et la renomment Gorée (Goede reede : bonne rade).
- 1659 : Les Français établissent un comptoir sur l'île de Ndar qu'ils baptisent Saint-Louis. La période d'installation des comptoirs européens sur la côte atlantique de la Sénégambie favorise le développement des échanges commerciaux entre les royaumes côtiers et les Français, Anglais et Hollandais. Elle marque aussi le début de confrontations incessantes entre les différentes puissances européennes pour le contrôle exclusif du commerce.
- 1673-1679 : Eclatement des guerres des marabouts, dirigées d'abord Futa Tooro, du Jolof, du Kajoor et du Waalo et défont des aristocraties traditionnelles. Victoire éphémère car, avec l'appui des négriers européens, les guerriers musulmans sont vaincus.
- 1677 : L'amiral d'Estrée soustrait Gorée à l'emprise hollandaise.
- 1677-1679 : La Compagnie du Sénégal assure à la France le monopole du commerce du Sénégal , alors que les Anglais contrôlent le commerce de la Gambie.
XVIIIe siècle
- 1759-63 : La guerre de Sept Ans provoque l'occupation des possessions françaises du Sénégal par la Grande-Bretagne. C'est au regroupement de celles-ci avec le Gambie sous la domination anglaise qu'on accole le nom de Sénégambie.
- 1778 : La Grande-Bretagne restitue Saint-Louis du Sénégal à la France.
- 1789 : Les Saint-Louisiens envoient un cahier de doléances à l'Assemblée nationale française.
XIXe siècle
- 1817 : La colonie du Sénégal est restituée au niveau gouverneur.
- 1819-1827 : La France tente des expériences de colonisation agricole, d'abord au Cap-Vert, ensuite au Waalo. Dans les deux, c'est l'échec ; cependant, dans le second cas la coopération de l'aristocratie du Waalo avec l'administration coloniale a des conséquences désastreuses dans les relations entre le royaume wolof et ses voisins et dans la politique intérieure.
- 1840 : La réussite de la culture et du commerce de l'arachide transforme complètement l'économie de la Sénégambie au moment où le commerce de la gomme arabique connaît un fulgurant déclin.
- 1848-1851 : La colonie du Sénégal (Saint-Louis) obtient le droit d'envoyer un député à l'Assemblée nationale française.
- 1854-1861 : Premier mandat du général Faidherbe à la tête de la colonie du Sénégal Il est considéré comme le créateur du Sénégal moderne.
- 1883 : Début des travaux de construction du chemin de fer Dakar-Saint-Louis, à travers le Kajoor. Lat Joor revient sur son approbation ; les Français le forcent militairement à sortir du Kajoor et reconnaissent un nouveau damel , Samba Lawbe Fal. En alliance avec Alboury, l'ancien damel lancent des opérations de harcèlement contre les travailleurs du rail.
- 1890 : Les troupes coloniales françaises circonscrivent leur espace colonial en Sénégambie septentrionale ; elles achèvent l'annexion du Futa Tooro et du Jolo ; elles contraignent le fils de Al Hajj Umar, Ahmadu, à leur abandonner le Soudan. La colonie du Sénégal, dans ses frontières définitives, est presque dessinée et se divise en deux territoires administrés séparément : les pays d e protectorat (l'intérieur) ; les Quatre Communes, Saint-Louis, Gorée, Rufisque, Dakar, dont les habitants, les originaires, tout en conservant leur statut particulier, jouissent de la citoyenneté française, élisent des conseils municipaux et envoient un député à l'Assemblée nationale Française.
XXe siècle
- 1902 : Dakar devient la capitale de la fédération de l'AOF.
- 1914 : Blaise Diagne devient le premier Noir élu député du Sénégal à l'Assemblée nationale Française, après les Français et les métis de la colonie.
- 1929 : Lamine Guèye, premier avocat noir, crée la Parti socialiste sénégalais, section sénégalaise de la Section française de l'Internationale socialiste (SFIO).
- 1948 : Senghor démissionne du parti de Lamine Guèye et crée le Bloc démocratique sénégalais (BDS). Son parti va dominer la politique sénégalaise et remporter les élections de 1951 à l'Assemblée nationale française et celles de 1952 à l'Assemblée territoriale.
- 1958 : Avec l'avènement de la Ve République, de Gaulle propose un référendum sur l'autonomie dans le cadre de l'Union française (vote “oui”“) ou sur l'indépendance immédiate (“non”). Les Sénégalais choisissent la première option.
- 1960 : En juin, le Sénégal devient indépendant avec le Soudan, au sein de la fédération du Mali ; en août la fédération est brisée et le Sénégal accède à l'indépendance. Senghor devient le premier président de la République, Mamadou Dia président du Conseil et Lamine Guèye président de l'Assemblée nationale.
- 1962 : Le conflit Senghor/Dia entraîne une crise constitutionnelle. Le second est arrête et emprisonné avec ses partisans jusqu'en 1974.
- 1974 : Ouverture démocratique et restauration d'un multipartisme limité avec le Parti socialiste (anciennement UPS), le Parti démocratique sénégalais (PDS de Me Abdoulaye Wade et le Parti africain de l'indépendance (PAI) de Majmout Diop. Des groupes politiques exclus de la reconnaissance légale continent à se battre dans la clandestinité.
- 1980 : Senghor démissionne de son poste de président. Il est remplacé par son Premier ministre, Abdou Diouf.
- 1983 : Abdou Diouf est élu pour la première fois président de la République par le suffrage universel, malgré les contestations, face a plusieurs candidats, dont Abdoulaye Wade et Mamadou Dia. Le PDS conserve des sièges à l'Assemblée.
- 1988 : Élections législatives et présidentielles gagnées par Abdou Diouf et le PS. Ces élections sont suivies par de violentes émeutes qui marquent le début de la contestation des jeunes et de la violence urbaine.
- 1989 : La crise sénégalo-mauritanienne fait de nombreux morts des deux côtés du fleuve Sénégal. Les “murs parlent” sous la dictée d'une esthétique urbaine faite de peintures murales, de sculptures et de chansons ; le Set-setal s'épanouit contre les conservatismes sociaux et la corruption politique. Une nouvelle sociabilité se dessine, entraînent une nouvelle culture du travail et des loisirs. De nouvelles mémoires émergent et prennent d'assaut la mémoire nationale des élites et les formes classiques d'accumulation économique.
- 1991 : Élections présidentielles et nouvelles crises, avec l'assassinat d'un juge d la cour constitutionnelle et l'arrestation de certains leaders de l'opposition. De nouveaux partis entrent à l'Assemblée nationale : PIT; LD/MPT, RND, AJ/PADS, CDP/Garabgi et UDS viennent s'ajouter au PS et au PDS.
- 2000 : Avènement de l'Alternance. Abdoulaye Wade, après cinq tentatives, est élu président de la République du Sénégal, mettant fin à quarante ans de pouvoir du parti socialise et à dix-neuf années du pouvoir de Abdou Diouf.
Géographie
Le Sénégal est aligné sur le méridien de Greenwich, c'est-à-dire que l'heure locale est celle du temps universel.
Le Sénégal, avec la presqu'île du CapVert, est à l'extrême ouest de l'Afrique. Situé entre le Sahel, qui avance sur sa frontière nord, et la grande forêt guinéenne au sud, le Sénégal appartient à ces deux mondes. D'une superficie de 196 722 km2, il est limité au nord par la Mauritanie, à l'est par le Mali, au sud par la Guinée et la Guinée-Bissau et à l'ouest par l'Océan atlantique. Il se présente comme une grande plaine d'une altitude rarement supérieure à 100 m. Les quelques élévations qui existent sont les Mamelles à Dakar (105 m) et les falaises dans le sud-est. Cinq fleuves y serpentent paresseusement : le Sénégal (1 700 km), la Gambie, le Sine, le Saloum, et la Casamance. Ils prennent tous leur source dans le Fouta Djalon, en Guinée. Le pays compte 700 km de côtes sur l'océan atlantique, avec un port en eau profonde à Dakar. La Gambie, qui occupe tout le cours inférieur du fleuve du même nom, constitue une enclave de 10 300 km2 à l'intérieur des terres du pays et sépare au sud la Casamance du reste du pays.
Climat
Au Sénégal, il fait chaud toute l'année et le soleil y brille pratiquement tous les jours. Le climat sénégalais se caractérise par deux saisons : la saison sèche qui s'étend de novembre à mai et la saison des pluies de juin à octobre qui est aussi la plus chaude. Les températures varient toute l'année entre 18° et 32°C. Le climat est naturellement moins lourd et plus supportable sur la côte (Dakar, St- Louis) qu'à l'intérieur des terres (Ziguinchor, Tambacounda).
Population
Estimée en 2003 à 10 127 809 habitants, la population sénégalaise est relativement jeune : près de 58% des personnes ont moins de 20 ans. Cette population est inégalement répartie sur le territoire national avec Dakar qui abrite 2 268 542 d'habitants. Si la densité moyenne nationale est de 52 habitants au km2, elle est de 4 147 habitants au km2 à Dakar et de 11 habitants au km2 à Tambacounda En 2003, la population était à 59% rurale et 41% urbaine.
Ethnies
Le Sénégal compte une vingtaine d'ethnies. Les plus représentatives sont les Wolofs (43,7%), les Haalpulaar qui regroupent les Toucouleurs et les Peuhls (23,2%), les Sérères (18%), les Mandingues, les Bassaris (3,5%), les Diolas et les autres ethnies du sud du pays (4,7 %).
Religions
La population est composée à 90% de musulmans, et 10% de chrétiens et d'animistes.
Langue officielle et langues nationales
Le français est la langue officielle du pays qui compte plusieurs langues nationales : le diola, le malinké, le pulaar, le sérère, le soninké et le wolof. La promotion de ces langues dans l'enseignement est devenue une priorité nationale.
Régions
Du point de vue administratif, le Sénégal est divisé en onze régions et 32 départements. Chacune d'elles porte le nom de sa capitale régionale. Nous avons ainsi les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Louga, Saint-Louis, Fatick, Tambacounda, Kaolack, Kolda, Ziguinchor et Matam.
Principales villes
Dakar, capitale du pays et ville cosmopolite, compte avec sa banlieue un peu plus de deux millions d'habitants. Elle représente 0,3% du territoire national mais concentre 22% de la population totale. Elle fut fondée en 1857 par les Français sur l'emplacement d'un village de pêcheurs. Son importance commerciale se développa à partir de 1885 grâce à la mise en service de la liaison ferroviaire avec la ville de Saint-Louis sur le fleuve Sénégal. Elle est le centre politique, administratif, économique et culturel du Sénégal. La ville est construite sur une magnifique rade en eau profonde qui lui permet d'affirmer, dès les années 1860, sa vocation portuaire.
Thiès (70 km de Dakar, 495 293 habitants), est appelée la capitale du rail parce qu'elle abrite la Société nationale des Chemins de Fer du Sénégal (SNCS). La ville a été rendue célèbre grâce au roman d'Ousmane Sembène “Les bouts de bois de Dieu” qui relate la grève des cheminots de la régie Dakar-Niger dans les années 40. Cette ville est considérée comme le berceau du syndicalisme au Sénégal mais est également connue pour une vie politique intense. Elle est spécialisée dans les marchés aux bestiaux et le conditionnement de la viande et abrite des gisements de phosphates d'alumine.
Saint-Louis (264 km de Dakar, 196 150 habitants) a été la première capitale du Sénégal. Elle est, avec Rufisque et Gorée, une ville qui garde encore son cachet de ville coloniale. L'architecture des maisons, le nom des rues rappellent l'époque coloniale. Une ville repliée quelque peu sur elle-même et qui donne l'impression d'hésiter entre grandeur et décadence. Elle reste un port maritime ainsi que la plaque tournante du commerce et des transports du bassin fluvial du Sénégal. Elle fut fondée en 1638 par les Français qui y établirent un comptoir commercial fortifié. C'est l'un des plus anciens comptoirs européens fondés en Afrique de l'ouest. De 1885 à 1902, la ville fut la capitale de l'Afrique occidentale française puis, de 1902 à 1958, celle à la fois du Sénégal et de la Mauritanie.
Environnement politique
Après plus d'un siècle de colonisation française, le Sénégal a eu son indépendance le 4 avril 1960. En mars 2000, le pays a connu l'alternance politique. Après 20 ans aux affaires, le Président socialiste Abdou Diouf a cédé le pouvoir. Le Président de la République Maître Abdoulaye Wade (du parti démocratique sénégalais) après un quart de siècle d'opposition et de présentation à cinq élections présidentielles sans succès, a été élu pour un mandat de sept ans à la majorité absolue des suffrages exprimés, renouvelable une seule fois.
En janvier 2001, le pays a adopté une nouvelle Constitution par voie référendaire. Cette nouvelle loi consacre la suppression du Sénat, rendant ainsi le Parlement monocaméral et réduit le mandat présidentiel de 7 à 5 ans, renouvelable une seule fois. La nouvelle Constitution consacre également l'égalité entre les sexes. Le régime politique en vigueur est de type présidentiel. Le Premier ministre a la charge de mettre en oeuvre la politique définie par le Président de la République.
En avril 2001, les élections législatives anticipées ont conduit à l'installation d'une nouvelle Assemblée nationale (Parlement). Celle-ci compte 120 députés représentant sept partis politiques. La majorité des députés (89) sont issus de la Convergence autour du président (CAP 21), représentant 49,5% des suffrages exprimés.
Les résultats des élections locales (régionales, municipales et rurales) de mai 2002 ont crédité la mouvance présidentielle de 51% des suffrages exprimés contre 40% pour le Cadre permanent de concertation de l'opposition (CPC) et 9% pour le reste des listes. Sur la base de ces résultats, la CAP 21 au pouvoir contrôle 9 des 11 conseils régionaux, environ 81 communes, communes d'arrondissement et communes rurales sur 110 et 191 des 320 communautés rurales.
Environnement économique
Au plan économique, la réduction de la dette, qui ouvre des perspectives pour une meilleure prise en charge de la demande sociale et la poursuite de la bonne tenue des équilibres macroéconomiques, illustrée en 2005 par le respect de 7 des 8 critères de convergence communautaire de l'Union Economique et Monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA) constituent des éclaircies dans un ciel plutôt sombre. A la suite de la dévaluation du franc CFA en janvier 1994, l'économie sénégalaise a renoué avec la croissance. Le PIB réel a crû de 2,9% en 1994 et d'au moins 5% par an en moyenne entre 1995 et 2005, excepté pour l'année 2002. Ces résultats ont été réalisés dans un contexte de maîtrise de l'inflation et de réduction continue des déficits des finances publiques et de la balance des paiements courants.
Outre les efforts internes en matière de gestion des finances publiques, ces résultats sont liés aux allègements substantiels ces dernières années de la dette du Sénégal dont l'encours de la dette extérieure représentait 71,3% du PIB en 2000. Suite à l'atteinte en avril 2004 du point d'achèvement de l'Initiative des pays Pauvres très Endettés (PPTE), le ratio de la dette s'établit en 2005 à 46,7%. Il devrait être porté à 12% en 2007, le Sénégal ayant été intégré en décembre 2005 parmi les 19 pays éligibles à l'initiative d'annulation de la dette multilatérale prise par les pays membres du G8. Toutefois, les défis pour lutter contre la pauvreté demeurent importants. Le Produit intérieur brut (PIB) par tête d'habitant est l'un des plus faibles au monde (635$ US en 2003) et au rythme actuel de l'économie, les experts pensent qu'il faudra environ 30 ans pour le doubler. Le rapport sur le développement humain du PNUD de 2005 classe le Sénégal au 157ème rang sur 177 pays. Selon les résultats de la 2ème Enquête sénégalaise auprès des ménages (ESAM II) réalisée en 2001/2002, si la pauvreté a baissé de 10,8% en termes relatifs entre 1994 et 2002, son incidence reste élevée puisqu'elle était de l'ordre de 57,1% en 2002. Ce taux devrait s'établir selon les prévisions du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) à 54% et 52,5% respectivement en 2004 et 2005. Les 20% les plus riches de la population réalisent plus de 41% des dépenses annuelles totales, contre 8,1% pour les 20% les plus pauvres.
En milieu rural, 65,2% des individus vivent en dessous du seuil de pauvreté contre 50,1% dans les villes autres que Dakar, ce taux étant de 42% dans cette municipalité. La pauvreté est également localisée pour une large part dans les zones rurales et plus singulièrement dans les zones rurales du Centre, du Sud et du Nord Est. L'incidence de la pauvreté varierait en zone rurale entre 72% et 88% et en zone urbaine entre 44% et 59%. Cette situation procède, entre autres, du fait que l'agriculture (vivrière principalement) qui occupe la grande majorité de la population (70% des actifs) contribue pour un peu moins de 10% à la formation du produit intérieur brut (PIB), à cause notamment des rendements agricoles encore faibles et tributaires des aléas climatiques. La production agricole ne couvre en moyenne que 52% des besoins alimentaires de base.
Cependant, la pêche, le tourisme, l'arachide, et les phosphates, constituent les principales ressources d'exportation du pays. Ces contraintes, ajoutées à celles du tissu industriel concentré dans la région de Dakar et axées sur la transformation de l'arachide (huile), des phosphates (engrais), des ressources halieutiques (conserves), à la manufacture de textile (coton), à la fabrication de produits pharmaceutiques, ainsi qu'au montage et à la réparation de matériels agricoles et de transport, ne permettent pas à la croissance de se traduire par un accès plus large des pauvres aux ressources financières et productives, ni de créer un nombre significatif d'emplois productifs et rémunérateurs.
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En ce qui concerne la scolarisation des filles, le TBS est passé de 38.4% en 1992 à 72.3% en 2003, soit un gain de plus de 33 points en 10 ans. Dans certains milieux ruraux et suburbains se caractérisant principalement par des niveaux économiques relativement peu élevés et des conditions de vie précaires, les coûts d'opportunité se posent et les parents préfèrent utiliser les enfants, et plus particulièrement les filles, dans les travaux domestiques ou d'autres filières directement plus rentables dans l'immédiat (vente de petits produits, employées de maison...) .
Environnement social
La société sénégalaise constitue un tissu ethnique, culturel et religieux complexe formé de plus d'une vingtaine d'ethnies ayant chacune une langue et des traits culturels spécifiques. Grâce à une longue tradition de tolérance, à une religion largement partagée (Islam, 94% des Sénégalais) et en raison de l'urbanisation qui a transformé les modes de vie, les représentants des diverses ethnies respectent leurs différences et ont appris à vivre et à travailler ensemble. Cette paix sociale conjuguée à la stabilité politique a favorisé l'épanouissement de l'Etat de droit et la reconnaissance de l'égalité de tous devant la loi. Il subsiste, néanmoins, des iniquités importantes entre hommes et femmes, entre ruraux et citadins, entre régions, entre riches et pauvres.
Sur la question particulière de l'égalité entre les sexes, on peut dire que depuis la Première Conférence mondiale en faveur des droits des femmes (Mexico, 1975), le Sénégal a fait de l'amélioration du statut des femmes une question importante. Partie prenante de toutes les Conférences et initiatives internationales en faveur de la Promotion des femmes, le Sénégal a ratifié l'ensemble des Conventions internationales et élaboré plusieurs plans d'action pour la Femme. En 1999, des lois pour réprimer les mutilations génitales (excision), le viol, les violences conjugales et le harcèlement sexuel ont été votées après plusieurs années de revendications des mouvements de femmes. Parallèlement, les pouvoirs publics (sous l'ancien comme le nouveau régime) se sont engagés à faire de l'égalité et de l'équité des sexes une dimension incontournable de leurs politiques et des structures étatiques.
La Constitution sénégalaise reconnaît et garantit l'égalité des droits aux hommes et aux femmes et les différents Codes (Code du travail et Code de la Famille) visent à faire appliquer ce principe. L'illustration de cette volonté demeure la nomination en mars 2001 d'une femme au poste de Premier ministre pour la première fois dans l'histoire politique du pays.
Jours fériés (voir congés officiels de l'Ambassade au http://www.dfait-maeci.gc.ca/dakar/embassy-fr.asp)
- Nouvel an (1er janvier)
- Tabaski* ou commémoration du sacrifice d'Abraham, Tamxarit* ou Nouvel an musulman
- Fête nationale du Sénégal (4 avril)
- Maouloud* ou commémoration de la naissance du prophète Mohamed (PSL)
- Lundi de Pâques, (17 Avril)
- Fête du travail international (1er mai)
- Fête du travail au Canada (4 septembre)
- Action de grâce
- Korité ou fin du carême musulman/ramadan
- Noël (25 décembre)
- Lendemain de Noël (26 décembre).
* la date des fêtes musulmanes est variable par rapport au calendrier.
Autres manifestations religieuses
Le Magal de Touba (à 194 km de Dakar, Touba est la cité de la confrérie Mouride) commémore le départ en exil du fondateur de la confrérie, Cheikh Ahmadou Bamba. Le Gamou célèbre à Tivaoune (92 km de Dakar), la naissance du prophète Mohamed.
Le pèlerinage catholique à Popenguine (71 km de Dakar) a lieu le lundi de Pentecôte.
Conseils utiles
On peut les trouver longues, fastidieuses voire inutiles, mais les salutations occupent une place importante dans les relations sociales au Sénégal, comme dans la plupart des pays africains. Les Sénégalais ne peuvent comprendre ni accepter que quelqu'un puisse leur poser une question ou demander un service, si au préalable il ne leur a pas adressé une salutation ou serré la main. Pour faciliter votre intégration au Sénégal, ne négligez donc pas de saluer vos interlocuteurs. Quelques formules de salutation en wolof (langue la plus répandue) :
- assalam-alaykoum : que la paix soit avec vous (pour dire bonjour)
- Malaykoum-salam : avec vous aussi
- Nanga dèf : comment allez-vous ?
- Mangi fi rèk : je vais bien
- Nanga tudd : comment vous appelez-vous ?
- Mangi tudd : je m'appelle
- Fan la hôpital nèk : où se trouve l'hôpital ?
- Li niata : combien ça coûte ?
- Dieuredief : merci
- Baal ma : excusez-moi
- Waaw : oui
- Dédèt : non
- Lèk : manger
- Nan : boire
- Dama bèg : je veux (je voudrais)
- Bécèk : jour
- Gudi : nuit
- Tang : chaud
- Sed : froid
- Dama tang : j'ai chaud
- Dama xiif : j'ai faim
- Dama beugue nan : je veux boire.
Petit lexique du français au Sénégal
Les Sénégalais trouvent que les Canadiens, les Québécois plus précisément, utilisent certaines expressions qui peuvent prêter à confusion ou faire rire tout simplement. Pour les Canadiens également, leurs hôtes ne manquent pas d'expressions qui les laissent le plus souvent pantois.
Quelques exemples :
- arriérer : reculer de position sociale
- bana-bana : marchand ambulant
- démerder : se débrouiller
- durer : rester longtemps dans un endroit
- gâter : casser, détériorer, abîmer
- patron ou chef : monsieur
- radio cancan : rumeur publique
- saboter : se moquer de quelqu'un, taquiner
- toubab : blanc, européen
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Eau et électricité
Que faire pour s'abonner à l'eau et à l'électricité ?
Pour toute demande d'abonnement à l'eau, il faut vous présenter à un bureau de la SDE muni du contrat de location, d'une caution de 8 761 FCFA, et de votre pièce d'identité. Les factures se règlent tous les deux mois.
Conseil : il faut toujours vérifier que les factures du précédent locataire ont été payées. A noter également que dans certains quartiers, les coupures d'eau et d'électricité sont très fréquentes surtout pendant l'hivernage, d'où l'intérêt à avoir un réservoir d'eau. Pour toute demande d'abonnement à l'électricité, il faut se présenter à la SENELEC avec le numéro du compteur et un permis de séjour ou une carte consulaire. Il faut remplir un formulaire de demande d'abonnement et indiquer le nombre d'appareils électriques que vous utilisez. Les frais d'abonnement dépendent de la puissance installée. Ils sont au minimum de l'ordre de 19 000 FCFA (un frigo, 10 ampoules, un téléviseur et un ventilateur). Une partie des frais vous sont remboursés quand vous déménagez. Les factures se règlent tous les deux mois. Le prix du Kw/h dépend de la puissance installée.
Conseil : il est indispensable de payer vos factures dans les délais requis sinon vous connaîtrez les désagréments de la coupure d'eau ou d'électricité. Il est aussi fortement recommandé de bien conserver tous les reçus car des cas de litige peuvent se présenter. Par ailleurs, étant donné la fréquence des coupures d'électricité, il est conseillé de disposer d'un groupe électrogène.
- Assainissement (égouts) - Tél.: (221) 835.10.68/ 835.78.04
- SDE, Centre technique de Hann - Tél.: (221) 839.37.37
- SENELEC 28, rue Vincens - Tél. : (221) 839.30.30 / 849.47.72
- Service de dépannage - Tél.: (221) 824.71.01
Gaz
Vous pouvez en trouver dans les stations service, les magasins d'alimentation, les grandes surfaces, et les petits commerces. La bouteille de 12 kg coûte 8.750 FCFA (+ caution), celle de 6 kg 1.700 FCFA et celle de 3 kg 850 FCFA.
Conseil : Vérifiez que la bouteille ne présente pas de fuites et redoublez de précautions lors de son transport.
Téléphone
Il suffit de vous rendre dans l'une des agences de la Sonatel muni de votre carte d'identité nationale si vous êtes de nationalité sénégalaise, ou de votre passeport ou de votre carte d'identité d'étranger si vous êtes résident étranger, et d'y remplir un formulaire de demande d'abonnement. Une fois la demande enregistrée pour étude, un numéro d'enregistrement vous est immédiatement communiqué, celui-ci peut vous servir pour connaître à tout moment l'état d'avancement de votre demande en appelant le 14 (appel gratuit), si celle-ci n'est pas réalisable dans l'immédiat. Si votre demande est techniquement réalisable, vous pouvez régler immédiatement les frais d'accès au réseau, choisir un numéro de téléphone parmi une liste et signer le contrat d'abonnement.
Cependant, si vous le souhaitez, en attendant d'accomplir les formalités administratives, la Sonatel peut vous réserver une ligne pendant un mois. La Sonatel s'accorde un délai maximum de 10 jours pour installer votre ligne téléphonique. Les frais d'installation du téléphone sont de l'ordre de 43 900 FCFA. Il existe plusieurs succursales de la Sonatel dans Dakar ainsi que des télécentres dans presque tous les quartiers de la ville où vous pourrez faire des appels internationaux, envoyer ou recevoir des fax ou des télex. Dans les télécentres, le prix de l'unité varie entre 60 et 100 francs CFA. Vérifiez avec les services compétents que le numéro que l'on vous propose ne fait pas l'objet d'un contentieux. Très souvent la Sonatel refuse de rétablir immédiatement une ligne quand le précédent locataire ou le propriétaire n'a pas payé ses factures. L'attente peut durer des mois voire des années. Le choix est alors de déménager ou de s'armer tout simplement de patience.
- Sonatel Médina, Av. Malick Sy x Blaise Diagne - Tél. : (221) 33 839.21.00
Le portable ou le cellulaire
Deux opérateurs proposent des services de téléphonie cellulaire. Il s'agit de la Sonatel (abonnement et carte) et Sentel (carte). La possibilité d'abonnement se fait par une facture mensuelle ou par l'achat d'une carte.
Pour s'abonner à la Sonatel, il faut se présenter dans une agence Alize (filiale de la Sonatel) et se munir des pièces suivantes :
- Photocopie de deux factures (Sonatel, Senelec, Sde…) ou un relevé bancaire ou un contrat de location de moins de trois mois,
- Photocopie du passeport ou de la carte consulaire.
Les frais d'accès s'établissent comme suit :
- Frais de timbre de 4000 FCFA
- Frais d'abonnement 21 000 FCFA
En plus de la facture mensuelle, il faut prévoir une redevance mensuelle (tenue de la ligne) de 7 867 FCFA Pour avoir accès à l'internationale, il faut une caution (remboursable) de 44 000FCFA. Pour avoir accès au roaming, il faut une caution (remboursable) de 200 000FCFA.
Pour ce qui est de l'offre Tigo (Sentel), le kit tigo coûte 2000F et comprend un numéro d'appel tigo et 1000F de crédit de communication. Il est disponible chez tous les revendeurs tigo.
Note : Pour ceux qui sont intéressés à acheter leur cellulaire au Canada, assurez-vous auprès de votre fournisseur que votre portable peut fonctionner au Sénégal.
Contacts :
- Alize, Blvd de la République - Tél. : 33 839.1771
- Sentel,, Ave.Nelson Mandela x Moussé Diop (en face de l'hôpital Principal) - Tél. : 823.0400
Pour acheter un cellulaire vous adresser :
- Espace Telecom, 58, rue Jules Ferry - Tél. 33 842.4665
- Makys, 58, rue Jules Ferry - Tél. : 33 842.5252
Pour décoder ou réparer votre cellulaire vous adresser à :
- Sos portables, 9, avenue Faidherbe (face Matforce) - Tél. : 33 823.2323
- Téléphone du monde - Tél. : 33 823.1080
Accès à Internet
Il existe de très nombreux points d'accès à Internet dont les cybercafés pour votre connexion. Outre l'accès classique par modem et ligne téléphonique, il est désormais possible pour Dakar et ses environs de disposer d'une ligne ADSL à haut débit. Pour les cyber, le prix de la connexion varie entre 250 e 500 F CFA l'heure dans les quartiers et entre 250 et 1000 FCFA l'heure au centre ville.
Poste
Il y a plusieurs bureaux de postes à Dakar. Le courrier aérien est généralement bien distribué. Entre Dakar et Montréal, le courrier met en principe une semaine. Le service aux guichets est assuré de 8 à 16h du lundi au jeudi avec une pause entre 13h 30h-14h30h. De 8 à 12h et de 15 à 17h le vendredi avec une pause entre 14h-15h. Pour obtenir une boîte postale, adressez une demande écrite au receveur du bureau de poste de votre choix. L'abonnement à une boîte postale est de 9 600 FCFA par année. On peut accéder à sa boîte en dehors des heures de travail.
Colis postaux
Pour recevoir vos colis postaux, un avis vous est adressé et vous devrez alors vous présenter au guichet avec une pièce d'identité. Une taxe de 1000 FCFA est demandée lors de la réception d'un colis. Suivant la nature du colis vous aurez à payer des frais supplémentaires.
- Bureau de poste Colis postaux, Avenue Malick Sy - Tél.: 849.2100
- Bureau de poste Dakar-Peytavin, av.Peytavin x Roosevelt - Tél.: 839.3400
- Chronopost International, Mermoz Extension villa n° 28 - Tél. : 864.5012
- DHL, Rue Léon G. Damas, Fann Résidence - Tél. : 869.1111
- MS Sénégal, Sodida – Lot n° 49 - Tél. : 869.0102
Employés de maison
Recrutement
Généralement, les coopérants se “passent” leur personnel de maison. Il faudrait cependant demander les lettres de référence des précédents employeurs. Salaires
Les salaires varient selon les catégories d'emploi, le nombre d'heures de travail et selon que l'employé est logé ou non. Il est conseillé de s'informer auprès des autres coopérants. La durée maximum de travail est de 60 heures par semaine. Il est courant d'offrir des cadeaux à ses employés, de préférence de l'argent, à l'occasion des grandes fêtes religieuses. Vous pouvez vous procurer à la librairie Clairafrique les carnets “bulletins de paye” que vous remplissez lors du paiement de vos employés.
Marchés
Le marché Sandaga. Situé en plein coeur de Dakar, il est ouvert tous les jours. On y trouve tout produit alimentaire frais, sec ou en conserve ainsi que des fruits et des produits artisanaux. Aux alentours du marché, se trouvent des boutiques tenues par des Sénégalais ou des Libanais qui proposent des tissus, des articles de voyage, de la quincaillerie, des appareils électroniques, de la vaisselle, et des produits cosmétiques. Il est déconseillé de faire des courses à la tombée de la nuit à cause des agressions.
Le marché Casamance. En bordure du quai d'embarquement, il propose tous les produits de la Casamance, fruits et légumes de saison, crevettes et poissons séchés, miel, huile de palme.
Le marché de la gare. On y trouve des produits en provenance du Mali tels du beurre de karité, des tissus Bogolan, des objets en terre cuite de l'encens, des perles et des colliers.
Le marché HLM. C'est le marché de tissus par excellence. Il offre une grande variété de tissus venus d'Asie, d'Afrique et d'Europe ainsi que des parures, des chaussures, des accessoires de toilette et des produits cosmétiques. Il propose aussi des produits alimentaires ainsi que de la vaisselle et de la quincaillerie.
Le marché Kermel . Plus petit que Sandaga, il est plutôt fréquenté par une clientèle européenne. Ses prix sont réputés plus élevés que dans le reste des autres marchés, mais c'est sûrement à juste titre puisqu'on y vend des produits frais, secs ou en conserve de très bonne qualité. Outre son architecture qui en fait un beau marché, Kermel a ses particularités : on y trouve des antiquaires, des marchands de souvenirs, des vendeuses de fleurs. D'autres magasins (certains proposent des produits vietnamiens ou chinois), des épiceries, des boucheries ou des charcuteries sont installés dans des maisons coloniales qui entourent la place du marché. A Kermel comme à Sandaga, des porteurs qu'on appelle communément “porter madame” offrent leurs services. Ils vous aident à porter votre panier pendant que vous faites vos achats et à le transporter jusqu'à votre voiture, moyennant quelques pièces de monnaie.
Le marché Sandaga. Situé en plein coeur de Dakar, il est ouvert tous les jours. On y trouve tout produit alimentaire frais, sec ou en conserve ainsi que des fruits et des produits artisanaux. Aux alentours du marché, se trouvent des boutiques tenues par des Sénégalais ou des Libanais qui proposent des tissus, des articles de voyage, de la quincaillerie, des appareils électroniques, de la vaisselle, et des produits cosmétiques. Il est déconseillé de faire des courses à la tombée de la nuit à cause des agressions.
Le marché Soumbédioune. Il est situé à 3 km du centre ville, au bord de l'océan et non loin du village artisanal qui porte le même nom. Le meilleur moment pour vous y rendre est le soir aux alentours de 17 heures avec le retour des pirogues. On y trouve du poisson et des fruits de mer frais qui peuvent être nettoyés sur place. Le marchandage y est de rigueur.
Le marché Tilène. En plein quartier de la Médina (ancienne ville africaine pendant la colonisation), on y trouve de tout, surtout des produits locaux ou africains et des fruits à des prix intéressants. On y trouve également des livres, des revues, des journaux d'occasion et même du matériel de bureau moins cher que dans les magasins. Dans les rues voisines sont installés des artisans, des vanniers, des fripiers, et des marchands d'épices, de tissus et de produits cosmétiques. La clientèle est plutôt africaine.
Vêtements, tissus et chaussures
Vous en trouverez dans les nombreuses boutiques aux alentours du marché Sandaga, sur les avenues Lamine Guèye et Pompidou et dan les différents marchés. La couture sur mesure se fait beaucoup au Sénégal et elle est habituellement moins chère que le prêt-à-porter. Vous trouverez plusieurs tailleurs et couturières dans tous les quartiers de Dakar, principalement à la rue Mohamed V pour le centre-ville. Si vous recherchez des tissus africains voici quelques adresses de stylistes renommés qui ont mis en valeur des tissus comme le bazin, le pagne tissé traditionnel, le batik, ou le wax. Ils offrent une gamme variée de vêtements coupés à l'occidentale (robes, ensembles et costumes, tailleurs) ou à l'africaine ainsi que des nappes de table et des draps de lit.
Restaurants
Quelques spécialités culinaires sénégalaises :
- tiébou dienne : riz au poisson accompagné de légumes
- yassa : poulet ou poisson grillé et mariné dans du citron avec de l'oignon émincé, servi avec du riz blanc
- mafé : viande de boeuf cuite avec de la pâte d'arachide, servie avec du riz blanc
- tiébou yap : riz à la viande accompagné de légumes ou d'une sauce à la moutarde et aux olives.
Les jus à base de fruits locaux ont été valorisés par une politique dite “consommer sénégalais”. Quelques jus parmi les plus appréciés :
- le bissap (rouge ou blanc) : infusion faite d'une décoction des fleurs de l'oseille de Guinée,
- le ginger : décoction des racines du gingembre,
- le tamarin (ou dakhar) : décoction du fruit du tamarinier,
- le bouye : décoction du fruit du baobab qu'on appelle le pain de singe, le ditakh qui est la décoction d'un fruit vert au goût acidulé.
Ces jus sont désaltérants, particulièrement riches en vitamines C et moins chers que les boissons gazeuses ou les jus de fruits importés.
Les restaurants offrent une variété de repas de cuisine internationale ainsi que de spécialités sénégalaises, africaines, chinoises, italiennes et françaises dans des cadres le plus souvent agréables voire enchanteurs. C'est le cas des restaurants au bord de l'eau ou dans les cours ombragées des maisons.
Cuisine internationale au bord de l'océan
- certains restaurants acceptent ces trois cartes. Les chèques de voyage restent en revanche moins usuels. Pour en échanger, présentez-vous à l'agence Sénégal Tours (5, place de l'Indépendance, tél. : 823 38 38 ) avec les pièces suivantes : passeport, carte American Express de votre banque du Canada au montant de la transaction (plus un 1%). La Cirrus et la Master Card permettent de retirer de l'argent aux guichets de la CBAO. Avec la carte visa, on peut retirer de l'argent dans les banques suivantes : BICIS, CBAO, SGBS, Crédit Lyonnais.
Réseau routier
Le Code de la route en vigueur est le code français. La priorité à droite est donc impérative. Mais la prudence reste la première règle à cause de l'étroitesse des routes, de certaines catégories de véhicules dont les cars rapides et les taxis qui prennent généralement bien des libertés avec la signalisation ou encore à cause des piétons et des animaux qui traversent imprudemment la chaussée. Si vous êtes impliqué dans un accident, il faut vous arrêter et appeler aussitôt la gendarmerie ou la police. Méfiez-vous des constats ou dédommagements “à l'amiable” qui peuvent vous être proposés. Si vous avez blessé quelqu'un, mieux vaut chercher à le transporter à l'hôpital le plus proche avant de vous rendre plus tard à la gendarmerie ou à la police. L'assurance automobile est obligatoire.
Les papiers suivants sont exigés par la police de la route lors des vérifications :
- Permis de conduire : canadien, international ou français. Il est recommandé de se procurer un permis de conduire international au Canada,
- Attestation d'assurance (feuillet jaune, renouvelable chaque année),
- Carte grise du véhicule ou feuillet provisoire,
- Talon de vignette (renouvelable chaque année),
- Visite technique pour les véhicules de plus de 3 ans (renouvelable chaque année),
- Feuillet d'admission temporaire pour les véhicules en TT(renouvelable chaque année).
Conseil : faites authentifier au commissariat.
Véhicule personnel
Procédures à suivre pour l'achat d'un véhicule en admission temporaire (TT).
Pour une voiture neuve :
- Noter les caractéristiques, numéro de châssis, numéro du moteur, etc,
- Rédiger une demande d'admission temporaire sur laquelle figurent les caractéristiques du véhicule et le nom de votre transitaire, puis les remettre à la douane, avec le protocole d'accord justifiant l'exonération,
- Remettre les formulaires approuvés par les services de Douane à votre transitaire. Celui-ci émettra un avis d'admission temporaire normale. Ensuite prévoir au moins une semaine de délai pour faire viser par les services des douanes du Port de Dakar le formulaire d'importation directe ou d'entrepôt fictif (feuille rose, format journal) à faire viser par les services des Douanes du port de Dakar,
- S'adresser à une société d'assurance pour obtenir l'assurance désirée. Nous vous suggérons de prendre une assurance : responsabilité civile, incendie, vol, bris de glaces, défense et recours (assistance judiciaire), famille et passagers,
- Remettre un original du certificat d'assurance au concessionnaire pour l'obtention de la carte grise (feuillet jaune),
- Remplir le formulaire de “Déclaration de mise en circulation d'un véhicule”,
- Apporter les documents remis par le transitaire, une copie du certificat d'assurance et la déclaration de mise en circulation du véhicule au concessionnaire qui se chargera d'obtenir la carte grise au service des Mines.
Il doit fournir les originaux des documents suivants :
- Déclaration de mise en circulation signée par l'acheteur,
- Original d'assurance (feuillet jaune),
- Original de dédouanement de véhicule automobile en suspension de droits et taxes (feuillet rose),
- Notice descriptive des véhicules automobiles,
- Certificat de conformité.
Le service des Mines émettra un certificat temporaire en attendant que la carte grise soit délivrée. Le certificat est valable pour deux mois. Une fois ce délai écoulé, il faudra retourner au service des Mines pour retirer l'original de la carte grise ou se faire prolonger le certificat temporaire. Si vous devez faire ces démarches vous-mêmes, voici les coordonnées du service des Mines de Dakar : route de Rufisque entre la S.C.O.A. Auto et le pont de Colobane. Tél. : 832 08 55
Conseil : faites authentifier au commissariat
Le concessionnaire s'occupe de vous obtenir les plaques minéralogiques et de vous les poser. L'immatriculation coûte environ entre 60000 et 200 000 FCFA en fonction de l'âge et de la puissance du véhicule.
Remarques : Pour l'obtention d'un nouveau certificat d'admission temporaire qui n'est valable que pour une année, il faut adresser une demande à la Douane pour l'autorisation du renouvellement de l'admission temporaire et se présenter avec l'admission précédente et la carte grise. Au début de l'année (entre janvier et mars), il faut vous procurer la nouvelle vignette. Sur présentation du protocole de leurs projets, les coopérants sont exonérés de payer la vignette. Le bureau leur émet une “exonération de vignette” si leur protocole stipule ce type d'exonération. Sinon, vous pouvez vous procurer la vignette (timbre fiscal annuel) au bureau des Domaines et Impôts (rue Thiong, en face de la gendarmerie) ou au bld Djily Mbaye (en face de la Mairie de Dakar). La vignette peut coûter entre 18 000 et 72 000 FCFA en fonction du type de véhicule.
).
Visite technique
Une fois que votre voiture est âgée de trois ans, vous êtes obligé de faire chaque année une visite technique pour vérifier si la voiture est en bon état. Il faut acheter un timbre fiscal de 2000 FCFA et se présenter au service des Mines de Dakar. S'il y a des réparations à faire, celles-ci vous seront signalées. Une fois qu'elles sont effectuées, vous recevrez un certificat qui est valable pour un an.
Bus
Les cars de la Société Dakar Dem Dikk desservent la plupart des quartiers de Dakar et de sa banlieue. De nombreuses lignes convergent vers le centre de la ville (place de l'Indépendance).
Cars rapides
Ils desservent également tous les quartiers de Dakar. Se méfier des “pick pockets”, surtout quand on est en position debout dans les cars rapides. Une position qu'il faut du reste refuser pour sa propre sécurité. Le tarif est compris entre 50 et 100 FCFA selon les destinations. Dans le cadre de la réforme du secteur des transports urbains à Dakar, de nouveaux minibus exploités par des regroupements de transporteurs sont en circulation depuis le 1er décembre 2005. Ces minibus (bleus et blancs) circulent sur des itinéraires clairement définies, appelés lignes et indiqués à l'avant du minibus. Les prix varient de 150 à 200 F CFA.
Avions
Le Sénégal est très bien desservi par de nombreuses compagnies aériennes qui ont des vols réguliers sur Dakar. L'aéroport international Léopold Sédar Senghor est le principal aéroport du pays. Les villes de Saint-Louis et Ziguinchor sont dotées d'aéroports qui connaissent un trafic important grâce au tourisme.
- Air Sénégal International, 45, av. Albert Sarraut - Tél. : 823.6229 / 820.0772
- Alitalia, 5, av. Georges Pompidou - Tél. : 823.3129 / 820.0367
- Air France, 47, av. Sarraut - Tél. : 839.7777 / 839.7750
- Ghana Airways, Rue Ramez Bourgi - Tél : 822.2820
- Iberia, 2, place de l'Indépendance - Tél. : 823.3477 / 823.2427
- Royal Air Maroc, 1, place de l'Indépendance - Tél. : 822.3267
- South African Airways, Villa N°5 Rte de l'Aéroport Yoff Virage - Tél : 8694000
- TACV (Cap-vert), 105, rue Moussé Diop - Tél : 821.3968
- Quelques agences de voyage
- Afric Horizon Tours, 56, bis Rue Jules Ferry - Tél. : 821.7754
- Afric Tourism, 29, Bld Djily Mbaye - Tél. : 822.0662
- Agence Nader, 24, av. L.S.Senghor - Tél. : 821.7278
- Agence 2001, 66, rue du Docteur Thèze - Tél. : 823.9710
- Air Frêt Sénégal (Toutes destinations Avions Cargo de 15 à 20 Tonnes), 36, rue Calmette Immeuble Sonacos - Tél. : 823.6517
- Air Tours Voyages, 19, avenue Lamine Guèye - Tél. : 823.4560
- Atlas Voyages, 5, rue Pierre Millon - Tél. : 821.2390
- Azur Voyages, 77, avenue Peytavin - Tél . : 821.2185
- Delmas voyage, 1, Rue Parent x Macodou Ndiaye - Tél : 823.2374 / 823.4775
- Nouvelles Frontières Sénégal, 3, Bld de la République - Tél. : 822.5999
- Sénégal Tours, 5, Place de l'indépendance - Tél. : 839.9900
Trains
Petit train bleu
Le petit train bleu (PTB) assure du lundi au samedi la liaison entre Dakar et sa banlieue (Pikine, Thiaroye et Rufisque). Il est en service de 06h 10 à 20h. Les départs ont lieu toutes les quinze minutes. Le trajet de Dakar-Pikine est de quinze à vingt minutes.
Dakar-Bamako-Dakar
Départ de Dakar à 13h le samedi; arrivée à Bamako dans la nuit du dimanche au lundi / Départ de Bamako à 9h15 le mercredi ; arrivée à Dakar du jeudi au vendredi.
Tarifs :
1ère classe 34 550 FCFA
2ème classe 25 400 FCFA
Couchette 51 690 FCFA
Faute de rentabilité économique, les liaisons ferroviaires entre Dakar et les régions principalement Saint-Louis et Kaolack ont été supprimées. Pour l'heure existe, la liaison entre Dakar et Thiès. Du lundi au mardi, les départs et les arrivées se font ainsi :
Départ de Thiès à 7h du matin et arrivée à Dakar à 8h 40 / Départ de Dakar à 5h 10 et arrivée à Thiès à 19h 45.
Tarifs :
1250FCFA en 1ère classe
700 en 2ème classe.
Société nationale des chemins de fer (à la gare, près de l'embarcadère) - Tél. : 849.4646
Gare de Dakar - Tél. : 823.8456
Bateaux
Chaloupe de Gorée (durée de la traversée = 20 minutes).
Tarifs :
Résidents Afrique
Adultes 2.500 FCFA
Enfants 1.500 FCFA
Résidents Sénégal
Adultes 1.500 FCFA
Enfants 500 FCFA
Touristes
Adultes 5.000 FCFA
Enfants 2.500 FCFA
Liaison maritime Dakar Gorée, 21, Boulevard de la libération - Embarcadère de Gorée - Tél. : (221) 628-11-11.
Transit et frêt
- SNAT s.a (Agence Maritime - Manutention-Affrètement - Transit), 51, Boulevard Djily Mbaye, tél. : 822 36 06 - BP 22585 Dakar-Ponty.
- TRANSFERT (Transit - Transport - Consignation-Manutention -Fret), 12, rue Wagane Diouf, tél. : 823 46 73.
- Transit Frêt maritime et aérien vers le Mali, km 3,5 Bd du Centenaire - Tél. : 832.7177.
- Transit – Transport – Consignation - Manutention – Frêt, 12, rue Wagane Diouf - Tél : 823.4673.
Établissements
Les écoles et établissements d'enseignement au Sénégal ci-dessous satisfont aux conditions fixées par l'article premier du décret 77-822 du 13 juillet 1977. Ce décret assimile les périodes de scolarité effectuées par les élèves dans ces établissements à celles accomplies en France dans une école élémentaire, un collège ou un lycée, en vue de faciliter la poursuite de leurs études en France ou de la délivrance d'une équivalence. Ce sont donc des écoles assimilées aux établissements publics français.
Médias
Le Sénégal compte une agence de presse (APS), plusieurs quotidiens et de nombreux hebdomadaires et mensuels. Le prix des quotidiens est de 100 FCFA à 200 FCFA, celui des hebdomadaires varie de 300 à 700 FCFA. Depuis 1994, en plus de la chaîne nationale de radio diffusion et de télévision, plusieurs radios privées font entendre leurs voix.
Télévision
Vous pouvez aussi vous abonner à Canal Horizon pour avoir accès à un bouquet de chaînes télévisées et radiophoniques numériques. Plusieurs formules sont offertes : Formule Excellence (29 chaînes), Formule grand Prestige (46chaînes), Formule Prestige (37) chaînes et Formule Evasion (29 chaînes)” - Tél. : 889-5050.
Il y a aussi le câble EXCAF beaucoup moins dispendieux qui donne accès à une bonne base de chaînes télévisées (14) analogiques, moyennant environ de 7,000 FCFA par mois. Tél : 865- 6666 (ils sont situé à l'immeuble Radio Demyaa, HLM). Avec l'antenne Mmds (appelée “antenne TV 5”), les téléspectateurs peuvent avoir accès à plusieurs chaînes de télévision dont TV5 qui diffuse le journal télévisé de Radio Canada.
Radios
- Dakar FM (94.5), Bld de la République - Tél. : 821 11 81
- Dunyaa FM (88.9), HLM1 Rue 14 ZI Sodida - Tél. : 824.2424
- Fagaru FM, N° 82 Lot Arafat, Imm. 714 - Tél. : 827 27 81
- Nostalgie (90.3), 5, rue St Michel - Tél. : 821 21 21
- Radio Futurs Médias (RFM) (94.0), Médina, Rue X Corniche Ouest - Tél. : 849.1644
- RFI (92.0), - Villa Kébé, Fenêtre Mermoz, Rte de Ouakam - Tél. : 825 97 64
- RTS (92.5), Triangle Sud - Tél. 849.1212
- 7FM (97.3), Rue 9 x 6 - Tél. : 824.7781
- Soxna FM (99.9), HLM1 Rue 14 ZI Sodida - Tél. : 824.2424
- Sud FM (98.5), Bd Djilly Mbaye x Rue M. Ndiaye, Immeuble Fahd - Tél. : 822.5393
- Témoin FM, Gibraltar 2, villa n° 310 - Tél. : 821.7838
- Wal Fadjiri FM (99.0), Sicap Sacré-Coeur 2, villa 8542 - Tél. : 869.1083
Presse étrangère
Vous pouvez la trouver aux librairies Aux Quatre Vents ou ClairAfrique, dans les grandes surfaces et la plupart des kiosques à journaux.
Musées
Musée d'art africain de Dakar (IFANCAD), place Soweto - Tél. : 821.4015 (Ouvert de 8h30 à 12h30 et de 14h à 18h. Entrée payante. Expositions permanentes d'instruments, masques, statuettes, outils artistiques et culturels africains).
Galeries
Plusieurs autres galeries se trouvent dans les rues Mohamed V, Moussé Diop, Félix Faure et le long de Soumbédioune. Vous pouvez y trouver des objets en bronze et en terre cuite, des statuettes, des masques sculptés, des perles et bijoux anciens, des coffres, etc.
- Antenna, 9, rue Félix Faune - Tél. : 822.1751 / 822.3010
- Galerie des artistes réunis, Immeuble Hajjar, Point E
- Galerie nationale d'art contemporain, 19, av. Sarraut - Tél. : 821.2511
- Galerie 39, 39, av. Pompidou - Tél. : 821.1821
- Nietty Güy, Route des Almadie - Tél. : 820.3547
- Orisha, 14, rue Mohamed V - Tél. : 822.5609
- Difco photo, Rue Malenfant - Tél. : 822.5230 / 821.3248
- Photo ciné Sénégal, Place de l'indépendance - Tél. : 822.1423
Cinémas
- Bella arte, au CICES (la foire de Dakar) séances du week end uniquement
- Institut Français de Dakar, 89, Rue Joseph Gomis - Tél. : 823.0320
- Le Paris, Place de l'Indépendance. - Salle d'exclusivité.
Théâtre
Théâtre national Daniel Sorano, 45, bld de la République - Tél. : 822.1715
Manifestations culturelles
- Dak'art (Biennale de l'art africain contemporain), 34, rue Dr. Thèze - Tél. : 821.0471
- Festival international de Jazz de St-Louis, Centre culturel français de St-Louis - Tél. : 961.1578
- Institut Français, 3, rue Parchappe - Tél. : 821.0822
- Printemps des cordes, Institut Français de Dakar - Tél. : 821.1821
- Syndicat d'initiative/St-Louis Jazz - Tél. : 961.2455
Sports
Aviation
- Aéro-club Iba Guèye, Dakar Yoff - Tél. : 820.0412 , PEGASE, BP 8974 Dakar - Tél. : 869.5532
- Sahélienne d'hélicoptères, 88, rue Mousse Diop, - BP 8816 Dakar -Tél. : 842.0872 / 638.7999
DECOUVERTES
Île De Gorée
Découverte en 1444 par les Portugais qui lui donnèrent le nom de Palma (île aux Palmes) et en firent un cimetière, l'île de Gorée, à 3 km au large de Dakar, a connu les remous des affrontements entre les marchands Anglais, Hollandais et Français. En 1628, les Hollandais occupèrent l'île et la baptisèrent Goede Reede (bonne rade). Ils y construisirent des châteaux forts : le fort Nassau en 1628 en face de la rade et le fort d'Orange en 1639 sur la colline dite du Castel. Quand les Français arrivèrent en 1677, ils lui donnèrent le nom de Gorée, une déformation de Goede Reede. Les populations autochtones désignaient Gorée par Beer. Par rapport aux côtes du continent à l'accueil incertain, Gorée offrait aux navigateurs une belle plage de sable, un refuge défendable et une rade hospitalière à ancrage solide. Des navigateurs portugais comme Barthélémy Diaz, Vasco de Gama et Fernando Po de même que le poète Camões (auteur des Lusiades) y auraient séjourné. Classée patrimoine mondial de l'humanité en 1982 par l'UNESCO, l'île de Gorée est depuis plusieurs décennies un lieu de pèlerinage et de recueillement de la diaspora noire, en particulier des Antillais et des Africains-Américains. Symbole de la servitude et de l'humiliation de l'homme noir, l'île a joué à l'exemple de Ouidah (Bénin) et Cidade Velhe (Cap-Vert), un rôle important dans le commerce des esclaves. En effet, Gorée servait d'escale aux négriers en route vers les Amériques. La Maison des esclaves (que l'on visite de nos jours) témoigne de ce passé tragique. Construite en 1776, elle fut la dernière esclaverie de l'île. Des unions entre les Français et les femmes du pays donnèrent naissance à des métis dont les célèbres Signares, égéries de l'île qui contribuèrent à la renommée de Gorée, grâce notamment à leur sens élevé du commerce. Des noms comme Cathy Louette et Anne Pépin sont évoqués. A Cathy Louette, sa Signare, le gouverneur Aussenac fit construire l'imposante demeure qui sert aujourd'hui de dispensaire sur la place de l'Eglise Saint Charles Borromée. Quant au Chevalier de Boufflers, il fit élever une belle maison à sa Signare Anne Pépin. Au nombre des célébrités contemporaines de l'île figure l'illustre Blaise Diagne, premier député africain à l'Assemblée nationale française dont la maison natale existe encore.
Musées de Gorée
- Maison des esclaves : (Ouverte tous les jours sauf le lundi de 10h30 à 12h00 et de 14h30 à 18h00; le vendredi de 15h00 à 18h00). En arrivant au port, elle est située sur la gauche. Construite à la fin du XVIIIè siècle, le rez-de-chaussée servait à parquer les esclaves, le premier étage était réservé aux maîtres (négriers). Avec un talent inégalé, son conservateur (Joseph N'diaye) raconte l'histoire des lieux, évoque les drames et le scandale du commerce des esclaves.
- Musée de la mer (Place du Gouvernement, même horaire que le Musée historique). Tél. : 821.5066 Créé dans l'ancienne maison de la Compagnie des Indes (XVIIIè siècle), le musée a été entièrement restauré en 1995. Vous y verrez des collections de poissons (750 espèces), de mollusques (700 espèces) et de crustacés.
- Musée de la femme Henriette Bathily (Ouvert du mardi au vendredi, de 10h 30 à 13h00 et de 14h00 à 17h30; le samedi de 10h 30 à 13h et de 14h à 16h30; le dimanche de 10h30 à 13h00 et de 14h00 à 17h00). Face à la maison des esclaves, ce musée est dédié à une ancienne activiste pour le respect des droits des femmes. Des instruments agraires et de musique, des poteries et de la vannerie ainsi que des photographies permettent de restituer le rôle de la femme sénégalaise à travers les âges. Le Musée a été réhabilité grâce à la Coopération canadienne.
- Musée historique (Fort d'Estrées) (Ouvert de 10h00 à 13h00 et de 14h30 à 17h00, fermé le lundi, Tél. : 822.2030). Sur la droite en débarquant de la chaloupe, le Fort d'Estrées (1850) n'a rien de rare sur le plan militaire mais renferme une merveille: le Musée historique du Sénégal. Des 13 salles qui la composent, 12 retracent toute l'histoire du Sénégal depuis la préhistoire, les royaumes primitifs, les différentes ethnies, la traite, la colonisation et l'indépendance. On peut y voir l'homme de Sieudon, squelette vieux de 1500 ans pétrifié dans une dalle de grès, ou une pierre lyre remontant aux civilisations mégalithes. La 13è salle est consacrée à la vente de souvenirs.
Hors de Dakar
- Désert de Lompoul et désert de Mauritanie : Tél. : 633.4410 appeldudesert@hotmail.com.
- Îles Du Saloum : Promenades en pirogue au milieu des oiseaux et des palétuviers.
- Lac Retba (ou Lac Rose) et Village de Malika (25 km de Dakar). Une algue microscopique oxyde le fer contenu dans l'eau salée et donne aux eaux la couleur rose. Possibilité de baignade. Mais sachez qu'à cause du sel on flotte surtout et qu'une fois hors de l'eau, il faut prendre vite une douche sinon gare aux démangeaisons.
- Parc National Du Djoudj : Il se trouve à 70 km de St-Louis. Ouvert de novembre à avril, il est considéré comme la troisième réserve ornithologique du monde. Ce sont environ 3 millions d'oiseaux migrateurs répartis en 300 espèces qui vivent à côté des crocodiles, phacochères, pythons et singes. Ballades en pirogue organisées au départ de Saint-Louis ou de l'hostellerie. Les tarifs : accès au parc 2000 FCFA par personne, 5000 FCFA pour le véhicule. La traversée en pirogue 3000 FCFA par personne. Hostellerie du Djoudj Tél. : 963.8705
- Parc National Du Niokolo Koba : Situé à 600 km de Dakar et à proximité de la frontière avec la République de Guinée, le Niokolo constitue une importante réserve animale et végétale : lions, hyènes, hippopotames, éléphants, singes, y sont visibles pendant la saison sèche (novembre à juin), du lever au coucher du soleil. L'accès du parc est payant : 2 000 FCFA par personne et par jour, plus un forfait de 5 000 FCFA pour le véhicule (personnel) quelque soit le nombre de personnes. Possibilités d'hébergement au parc : chambre simple (13 500 FCFA), chambre double (18 000 FCFA), repas (4200 FCFA), petit-déjeuner (1200 FCFA), taxe (400 FCFA). Safari (voiture du parc) : 4500 FCFA par personne la demi-journée. Conseils : Prévoir une réserve de carburant. Il n'existe pas de station d'essence entre Tambacounda et Kédougou. Prendre avec vous un spray ou une crème anti-moustique, des jumelles et une carte du parc même si vous êtes accompagné d'un guide. Vous pouvez vous rendre au parc en circuit organisé ou par vos propres moyens, en taxi-brousse depuis Tambacounda ou en avion.
- Réserve de Bandia : Située à 65 km de Dakar, sur la route de Mbour Tél. : 638.2276.
- Village Des Tortues : Rufisque (25 km de Dakar) Tél. : 836.8831
- Monastères bénédictins de Keur Moussa (moines) et de Keur Guilaye (moniales) à une cinquantaine de km de Dakar. Recueillement assuré, notamment par les chants grégoriens et le calme des lieux. Vente de produits faits maison : confitures, sirops, fromages, fruits, cassettes et CD, instruments de musiques dont la kora.
Conseil : Il est bon d'apporter avec soi une bonne provision d'eau et une trousse de premiers soins quand vous sortez de Dakar, ainsi que des lotions anti-moustiques.
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