IIème au XIème siècle : Empire du Ghana. IXème siècle : Naissance de l’empire du Tekrour (ou Tekror) lors de la décadence de l’empire du Ghana. 1080 : Les Almoravides (confrérie de moines guerriers d’origine berbère qui règna sur le Maghreb et l’Andalousie de 1061 à 1147) entreprennent l’islamisation du Sénégal actuel. XIIIème siècle : Naissance de l’empire du Djolof dans la partie centrale du Sénégal actuel. XIIIème et XIVème siècles : Naissance de l’empire du Mali dans la partie est du Sénégal actuel. XVème siècle : Arrivée des premiers colons (portugais). Etablissement des premiers comptoirs dans la presqu’île du Cap-Vert, à Gorée, Rufisque et Joal.
Colonisation
XVIème siècle : Début de la traite des Noirs organisée par les Portugais. 1617 : Installation des Hollandais à Gorée. 1626 à 1659 : Colonisation française du futur site de Saint-Louis. Fin du XVIIème siècle : Gorée prise par les Anglais puis par les Français. de 1758 à 1814 : les Anglais et les Français se disputent Saint-Louis et Gorée. 15 Avril 1789 : Envoi aux Etats-Généraux de Versailles d’ " un Cahier de doléances et de remontrances ". 1802 : Représentation de la colonie aux " Cinq Cents ". 30 mai 1814 : Le Sénégal est donné à la France par le Traité de Paris. 1815 : La France se voit accordé le monopole du commerce avec le Sénégal. 1816 : Naufrage de la " Méduse " au large des côtes mauritaniennes. 1848 : Abolition de l’eslavage. 1853 : Naissance de Cheikh Ahmadou Bamba. 1854 à 1865 : Faidherbe est le gouverneur de la colonie. Fondation de Dakar. Conquête des royaumes du Djolof et du Kayor. 1862 : Pinet-Laprade dresse le plan de Dakar. 1882 : Le gouverneur Servatius construit le chemin de fer Dakar-Saint Louis. 1883 : Fondation du Mouridisme par Cheikh Ahmadou Bamba. 1886 : Mort de Lat Dior à la bataille de Dékhelé. Fondation de Touba. 1895 : Création du Gouvernement général de l’Afrique Occidentale Française (A.O.F.). Emprisonnement de Cheikh Ahmadou Bamba à Saint-Louis (août) puis déportation au Gabon. 1902 : Retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba. 1903 : Cheikh Ahmadou Bamba exilé vers la Mauritanie. 1904 : Dakar devient capitale de l’A.O.F. 1916 : Les habitants des " Quatre Communes " (Dakar, Gorée, Rufisque et Saint-Louis) reçoivent la citoyenneté française. Envoi des premiers élus à la Chambre des députés. 1927 : Mort de Cheikh Ahmadou Bamba le 27 juillet. 1940 : Bombardement de Dakar par les Anglais. Echec de la tentative de débarquement de de Gaulle. 1946 : Création de l’"Union Française ". 1956 : Loi-cadre créant les huit états autonomes en A.O.F. (y compris le Sénégal).
L’indépendance
4 avril 1960 : Le Sénégal accède à son indépendance au sein de la Fédération du Mali. 20 Août 1960 : Eclatement de la Fédération du Mali. 5 septembre 1960 :Léopold Sedar Senghor est élu premier président de la république Sénégalaise. Il entame un mandat de sept ans.
L'inventaire des sites préhistoriques et les données fournies par la tradition orale conduisent à penser que le peuplement du Sénégal précolonial s'est effectué à partir du nord et de l'est, avec l'arrivée de plusieurs vagues migratoires
Les premiers arrivés, appelés " petits nègres ", ont été progressivement refoulés vers le Sud par les " grands nègres ".
La dernière grande invasion serait celle des Wolof, des Peul et des Sereer (ou Sereer),appartenant tous au groupe Bafour dont l'éclatement en plusieurs rameaux semble en corrélation avec la pression almoravide. Sur le haut fleuve, le Namandirou, pays riverain de la Falémé, a servi de lieu de transit et de passage pour les Manding avançant vers la Sénégambie et se mêlant d'abord aux Soninké. puis aux Sereer et aux Wolof.
L'histoire du Sénégal précolonial est surtout caractérisée par l'existence de royaumes ou d'États qui furent progressivement morcelés.
La formation de l'empire du Jolof (ou Djolof), contemporaine de l'expansion almoravide, est attribuée à NdiadianeNdiaye, probable fils du chef alimoravide Aboubacar Ben Omar et de Fatoumata Sall. De cette union naquit Abou Dardaï qui finit par porter le nom de Ndiadiane en raison des miracles qui entourent sa venue au Jolof.
Au XV siècle, l'espace compris entre les fleuves Sénégal et Gambie appartenait à une seule entité politique : le Jolof. À la faveur de l'affaiblissement de l'empire du Mali, le Gabon s'en détacha et devint un État indépendant s'étendant de la Gambie au nord de l'actuelle Guinée-Bissau.
Au XVI siècle, les dissidences du Cayor, du Baol, du Wallo, du Sine et du Saloum eurent raison de son unité. Le Jolof se réduisit aux limites d'un royaume très modeste.
En 1512, après de longues pérégrinations, les Peul, sous la direction de Tenguella et de son fils Koly, fixèrent leur habitat an Fouta Toro et créèrent un État, le Fouta Deyanke qui y subsista de 1512 à 1776. Cet État fut mis à rude épreuve par les Maures qui espéraient le soumettre à leur autorité.
Après avoir proclamé son indépendance, le Gabou essaya de tirer parti de sa position de contact entre les Européens et leurs alliés du littoral d'une part, et les Diola de l'arrière pays d'autre part. Les immenses avantages matériels qu'ils reçurent des uns et des autres incitèrent les souverains à renforcer leur autorité sur les différentes provinces. Mais les sociétés Baïnouk et Diola refusèrent de dissoudre leur identité dans celle du Gabon et s'enfoncèrent dans leurs forêts où elles pouvaient conserver leur autonomie et leurs genres de vie.
Au XVIII siècle, les méfaits de la traite affectaient toutes les catégories des sociétés africaines. On assistait alors à un grand émiettement politique ; les entités étaient circonscrites àdes ethnies passant le plus clair de leur temps à se faire la guerre.
Pendant la même période, les Diola manding impliqués dans le trafic négrier répandirent l'islam le long de leurs itinéraires. Les néophytes se servirent de cette religion comme arme de combat pour essayer de refonder leurs entités politiques sur les plans social, économique et moral.
Des royaumes au " temps des gouverneurs " : la conquête coloniale
Au début du XIXe siècle, les possessions françaises sont peu nombreuses, dispersées et de faible étendue. Héritiers des comptoirs de traite esclavagiste établis au XVII siècle, ces points de rencontre du commerce maritime et continental n'ont alors qu'une activité réduite : c'est le cas de Saint-Louis, Gorée, Rufisque, Portudal ou Joal, tandis que certains centres, tel Podor, sont ruinés ou détruits. Jusqu'à l'arrivée de Faidherbe et à la diffusion de l'arachide comme culture commerciale, les progrès de l'impérialisme restent limités quelques gouverneurs tentent de relancer le commerce de la gomme sur le fleuve Sénégal, mais la reconstruction des établissements de traite se heurte à l'hostilité des populations maures et toucouleur. En 1822, alors que les Anglais contrôlent le trafic sur la Gambie, Gorée fonctionne comme un port franc mais les activités commerciales sont partout réduites, en particulier le long duFleuve où les négociants sont soumis au système des " coutumes ". taxes douanières imposées par les Maures qui domine la rive droite.
A partir de 1850, la politique coloniale française change : les besoins accrus en matières premières destinées aux industries manufacturières et la progression de " l'idée coloniale ", favorisée par les rivalités impérialistes, conduisent à une stratégie d'occupation et de mise en valeur à partir des anciens comptoirs. L'espace sénégambien devient alors un objet de conquête, une première étape sur la route du Soudan occidental. Cette politique est mise en œuvre par Faidherbe : en dix ans ( 1854-1864), tout le littoral compris entre les fleuves Sénégal et Saloum passe sous la domination française, des postes militaires sont construits en Casamance, et des traités de protectorat permettent de contrôler la vallée du Sénégal malgré la vive résistance d'El Hadj Omar Tall (attaque de Médine, puis repli vers l'est pour construire un État indépendant).
L'expansion coloniale est accélérée après 1876 ; il s'agit d'atteindre le fleuve Niger, ce qui implique un contrôle total du Sénégal. Les campagnes militaires se heurtent alors à de violentes résistances intérieures : Maba Diakhou Ba tente d'unifier les pays situés au nord de la Gambie et Lat Dior Diop au Cayor ; Alboury Ndiaye et Mamadou Lamine Drame, sur le haut Fleuve et au Boundou, s'opposent par les armes à la pénétration coloniale. En Casamance, la résistance est conduite par des chefs religieux comme Fodé Kaba Doumbouya, mais elle est aussi l'œuvre des populations forestières, en particulier en pays Diola et Balant. L'absence de coordination de tous les mouvements et les rivalités internes ont cependant favorisé la mainmise extérieure : en 1891, la conquête est pratiquement terminée. Alors commence le " temps des gouverneurs ".
De l'ordre colonial à l'indépendance
Les limites administratives de la colonie fusent fixées. en 1904, après la création de l'Afrique occidentale française (AOF-1895) et le transfert de la capitale fédérale de Saint-Louis à Dakar (1902) -, celle-ci, détachée du Sénégal, formait un territoire particulier, Saint-Louis demeurant la capitale du pays jusqu'en 1957.
Tandis que la construction du chemin de fer Dakar-Niger favorise la diffusion de l'arachide dans les campagnes, l'accroissement de la production s'accompagne alors d'une véritable conquête agricole à l'est du pays wolof, sous la conduite des marabouts mourides.
Jusqu'en 1945, l'organisation politique du Sénégal est une parfaite illustration de " l'ordre colonial " : du commandant de cercle au gouverneur règne un système hiérarchique, autoritaire, immuable. Seuls les natifs des " quatre communes " (Dakar, Gorée, Rufisque, Saint-Louis) ont le privilège d'élire leurs conseils municipaux et d'envoyer un député au Parlement français (Blaise Diagne est élu en 1914) ainsi naît une classe politique sénégalaise, qui va trouver un terrain d'expression parlementaire après la Seconde Guerre mondiale avec les institutions créées par la nouvelle politique coloniale.
Dès 1945, deux députés sénégalais, Lamine Gueye et Léopold Sédar Senghor siègent à l'Assemblée constituante française. En 1946, une Assemblée territoriale du Sénégal est élue au collège unique : elle désigne des parlementaires qui représentent leur pays et obtiennent de grandes améliorations (liberté de réunion et d'expression, abolition du travail forcé). L'activité politique s'accompagne de la création de partis distincts des organisations métropolitaines (fondation du Bloc démocratique sénégalais en 1948). alors que poètes, romanciers et historiens animent une intense vie culturelle.
Préparée par la loi-cadre de 1956, qui renforce les pouvoirs de l'Assemblée territoriale, l'évolution vers l'indépendance est accélérée par la création de la Communauté, recoupant des républiques autonomes et dont le Sénégal devient un État membre après le référendum du 28 septembre 1958.
Associés au sein de la Fédération du Mali depuis janvier 1959, le Soudan et le Sénégal demandent l'indépendance qu'ils obtiennent ensemble dans le cadre unitaire, le 4 avril 1960 (date de la fête de l'indépendance). Mais la Fédération du Mali éclate, et le 20 août 1960, l'Assemblée sénégalaise proclamé l'indépendance du pays.
Léopold Sédar Senghor est élu Président de la République sénégalaise le 5 septembre 1960. Il est réélu le 28 février 1978 et démissionne le 31 décembre 1980. Abdou Diouf, qui lui a succédé, est élu Président le 27 février 1983 et réélu le 21 février 1993. Le nouveau président, Abdoulaye Wade, en gagnant le scrutin du 19 mars 2000. est devenu le troisième Chef de l'État sénégalais.
D'après Iba Der Thiam et Mbaye Guèye, Atlas du Sénégal, édition Jeune Afrique, 2000.
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Histoire de l'Afrique Pré coloniale
Ces quelques notes ont pour objet de donner un aperçu historique pour mieux comprendre les événements qui ont façonné les peuples que j'ai rencontrés dans les pays que j'ai visités en Afrique.
A) Les Almohades
En 1121, un réformateur arabe, Muhammad ibn Tumart, a été proclamé Al Mahdi ( "Le bien guidé") au Maroc par un grand nombre de disciples se faisant appeler "al-muwahhid" (ceux qui proclament l'unicité de Dieu, d'où le nom d'Almohades). Son successeur, le Berbère Abd al-Mumin, a conquis le Maroc (1140-1147) et d'autres parties de l'Afrique du Nord, mettant fin au temps des Almoravides. Les Almohades ont aussi gouverné l'Espagne et le Portugal musulmans de 1154 jusqu'à leur défaite devant les rois unis de Castille, Aragon, et Navarre dans la Bataille de Navas de Tolosa en 1212. Leur pouvoir a alors décliné et finalement il a pris fin en Espagne en 1232 et en Afrique en 1269.
A) Les Almoravides
Autour de 1050, une confrérie militaire Musulmane connue sous le nom d'ermites (al-murabit en arabe, d'où le nom d'Almoravides) a commencé son expansion au nord-ouest de l'Afrique. Sous le leadership de l'Almoravide Yusuf ibn Tashfin, les nomades Berbères de la confédération des Sanhajas, a envahi le Maroc en 1061, la Mauritanie en 1071 (détruisant l' Empire du Ghana) et l'Espagne en 1086. En 1147 la dynastie a été renversée par les Almohades, un autre mouvement réformateur Musulman.
A) L'Empire Ashanti
Le peuple Ashanti occupait, au 18ième et 19ième siècles, ce qui est maintenant le sud du Ghana. Leur expansion a commencé autour de 1670 quand leur roi Oseï Tutu a écrasé Denkyera et les autres états voisins et a fait de Kumasi sa capitale. Son autorité était symbolisée par un Tabouret en Or (sika 'dwa), sur lequel tous les rois subséquents étaient intronisés. Les Ashantis fournissaient des esclaves aux Anglais et aux commerçants Hollandais sur la côte, en échange d'armes à feu avec lesquelles ils forçaient leur expansion territoriale qui a atteint sa pleine extension autour de 1750. Vers 1800 l'Empire Ashanti était devenu un état fortement centralisé, avec une bureaucratie performante recrutée au mérite et un excellent système de communication. L'abolition de l'esclavage par la Grande Bretagne en 1807, le déclin des relations commerciales et des disputes au sujet de la région Fanti, ont causé des frictions qui ont entraîné la guerre dans les années 1820. Les Ashantis ont battu un corps Anglais en 1824 mais ils ont fait la paix en 1831 et évité d'autres conflits pendant les 30 années suivantes. En 1863, ils ont de nouveau défié les Anglais en envoyant des forces occuper les provinces côtières, lesquelles furent reconquises par les Anglais, y compris Elmina, en 1869. En 1874 une force expéditionnaire a envahi et pris Kumasi pendant une journée et, plus tard au cours de cette même année, les provinces du sud ont été formellement constituées en colonie de la Gold Coast par les Anglais. L'empire Ashanti a continué de décliner jusqu'en 1901 lorsqu'il a été annexé par la Colonie de la Gold Coast.
D) Le Royaume du Dahomey
Fondé au début du 17ième siècle, le Royaume du Dahomey a graduellement étendu sa domination autour de sa capitale Abomey, sur la plus grande partie de ce qui est maintenant la partie sud du Bénin. Le roi Agaja, qui avait établi dès le 18ième siècle un corps de femmes soldats, a pris le contrôle de la côte et il est devenu un grand fournisseur d'esclaves aux commerçants Européens. Après la mort d'Agaja, le Dahomey a été éclipsé pour quelque temps par le Royaume Yorouba d'Oyo, mais son pouvoir a été revigoré par le Roi Gézo (1818-1858), qui a étendu ses frontières vers le nord. La pénétration française dans la région côtière a commencé dans les années 1850. Le dernier roi, Béhanzin, a essayé de résister à la pénétration des Français, mais il a été vaincu en 1893 et a été déporté en Algérie (où il est mort en 1906). Le Dahomey est devenu une colonie française. Le nom Dahomey a été aussi utilisé par le gouvernement indépendant de 1960 à 1975, lorsqu'on a changé le nom du pays en Bénin.
D) Les Donatistes
Les Donatistes étaient une secte schismatique Chrétienne d'Afrique du Nord qui s'est séparée des Catholiques Romains en 312 à la suite de l'élection de Caecilian comme évêque de Carthage. Le primat de Numidie, Secundus de Tigisi, qui prétendait avoir le droit de consacrer l'évêque de Carthage, est arrivé avec 70 évêques, a déclaré nulle l'élection de Caecilian et a désigné Majorinus, pour remplacer Caecilian. L'Empereur Constantin le Grand a ordonné un arbitrage du différent et finalement a décidé en faveur de Caecilian en novembre 316. Entre temps, Majorinus a été remplacé par Donatus, qui a donné son nom au schisme qui allait diviser l'Afrique du Nord jusqu'à l'invasion Arabe de 643.
F) La Théocratie Foulbé (Peul)
Les Foulbé ou Peul, peuple pasteur nomade, ont migré vers l'est à partir du Sénégal au 14ième siècle. Au 16ième siècle ils se sont répandus dans la plus grande partie de l'Afrique de l'Ouest. La plupart sont restés nomades mais beaucoup ont pénétré les territoires Haoussas (actuel nord-ouest du Nigeria), s'y sont établis et ont été convertis à l'Islam. Dans les années 1790, un réformateur Peul, Usman dan Fodio a encouragé les Haoussas à se révolter contre leurs rois qu'il a accusé d'être guerre mieux que des païens. Il a entraîné des troupes Haoussas et Peul dans une guerre sainte (djihad) qui a balayé les États Haoussas et Yoroubas au sud. Il a établi un empire théocratique basé à Sokoto (nord-ouest du Nigeria), qui a duré jusqu'à sa défaite par les Anglais au début du 20ième siècle.
Les Peuls qui sont restés des éleveurs nomades sont maintenant largement disséminés en Afrique de l'Ouest. La majorité d'entre eux ont préservé leurs croyances animistes d'origine.
G) L'Empire du Ghana
Au 5ième siècle, le peuple Soninké a établi le Royaume de Ghana à Koumbi Saleh dans le sud-ouest de la Mauritanie. Il a étendu son hégémonie sur l'actuel sud-ouest de la Mauritanie, le sud-ouest du Mali et le nord du Sénégal. Il a prospéré grâce au commerce de l'or et du sel jusqu'à son invasion par les Berbères Almoravides musulmans en 1078. Il a cependant revécu pendant une courte période jusqu'à ce que l'un de ses anciens vassaux, les Soussou, ne détruisent Koumbi Saleh en 1203.
H) Les États Haoussas
Les peuples de langue Haoussa ont occupé le même territoire dans le nord-ouest du Nigeria depuis le 10ième siècle. Ils ont fondé un certain nombre de cités-états (Biram, Daoura, Katsina, Zaria, Kano, Rano, et Gobir), plus ou moins liées par alliances pendant que l'Empire Songhaï remplaçait l'Empire du Mali à l'ouest, et que l'Empire du Kanem-Bornou prospérait à l'est. Ils avaient accepté l'Islam qui avait pénétré depuis l'Empire du Kanem-Bornou au 14ième siècle, mais la classe gouvernante semblait avoir conservé certaines anciennes croyances Animistes. Cela a provoqué la révolte du réformateur Peul, Usman dan Fodio dont le djihad a balayé les états Haoussas et les états voisins pour établir une nouvelle élite de Peuls parlant le Haoussa qui ont gouverné jusqu'au 20ième siècle.
K) L'Empire Kanem-Bornou
L'Empire Kanem-Bornou a duré mille ans, du 9ième au 19ième siècle. Il a été fondé par les Kanuris, un peuple d'origine mixte, négroïde et berbère, établi à l'est du Lac Tchad. L'empire a été gouverné par la dynastie Saifawa à partir de sa capitale Njiminear, actuel Mao. Basé sur le commerce transaharien, cet État a été soumis à l'influence de l'Islam qui est devenu la religion acceptée au 11ième siècle. Pendant les 200 années suivantes, des conquêtes ont étendu l'empire vers l'ouest jusqu'au Fleuve Niger, et à l'est jusqu'au Wadaï Au nord son pouvoir s'étendait jusque dans le Fezzan. Au 14ième siècle, des guerres avec le peuple Boulala du sud ont entraîné un déplacement vers une nouvelle capitale à Ngazargamu à l'ouest du Bornou. Le 16ième siècle a vu une nouvelle expansion et un nouveau pouvoir sous Idris Alaoama qui avait obtenu des armes à feux en Afrique du Nord. L'empire a décliné au 18ième siècle, mais a pu arrêter la progression du Djihad islamique Peul 1810. Il a finalement été absorbé par le Royaume de Wadaï en 1846.
M) L'Empire du Mali
La fertile plaine inondable du Fleuve Niger et les mines d'or qui avait été contrôlées par l' Empire du Ghana, sont passées aux mains du Royaume Soussou en 1203 jusqu'à sa défaite par le petit état Kangaba dirigé par le Mandingue Soundiata Keïta, dont l'habileté politique a unifié les clans d'une vaste région qui allait devenir l'Empire du Mali. A son apogée autour de 1300, le Mali était une confédération de trois états alliés indépendants (Mali, Méma, et Wagadou) qui maintenaient des garnisons dans 12 provinces. Ses grandes villes commerciales, Djenné et Tombouctou sont devenues prospères en contrôlant presque tout le commerce transaharien de l'or, du sel et d'autres marchandises. Quand les complots de la cour et les querelles de succession ont affaibli le grand empire, les provinces vassales se sont révoltées, tard dans le 14ième siècle. Parmi celles-ci, les Songhaï qui ont commencé à bâtir leur propre empire autour de Gao et qui ont finalement soumis Djenné en 1471, éclipsant le Mali.
M) Les Monophysites
Les Monophysites étaient une secte chrétienne schismatique du 5ième et 6ième siècles, qui soutenait que le Christ avait une seule nature (divine), s'opposant ainsi à la doctrine chrétienne orthodoxe selon laquelle il avait deux natures, une divine et une humaine. Le Monophysisme persiste à ce jour dans l'église moderne Abyssinienne, l'église Copte, l'église Arménienne, l'église Géorgienne et l'église Jacobite.
M) Les États Mossi
Des tribus venues du Ghana actuel, pénétrant le sud du Burkina Faso au 14ième siècle, ont développé un certain nombre d'États Mossis dirigés par les Morho Naba (grand seigneur) de Ouagadougou. Leur autorité était basée sur une administration forte et sur le concept de la nature divine de leurs Rois. Le royaume de Ouagadougou est devenu vassal du Songhaï au 15ième siècle, il a repris son autonomie au 16ième et il est devenu un protectorat Français en 1896.
O) Le royaume Oyo
Les Yoroubas sont un peuple sédentaire de langue soudanienne vivant dans le sud-ouest du Nigeria. Leur religion était Animiste et ils adoraient plusieurs dieux. Au 17ième siècle les Yoroubas avaient réussi à établir un état fort et prospère, le Royaume d'Oyo, dans la région entre le Dahomey et le Niger. Oyo s'est scindé en de nombreux petits royaumes pendant la première moitié du 19ième siècle. Vers la fin du 19ième siècle les Yoroubas sont tombés sous la domination Britannique. Ils constituent maintenant près de 21 pour cent de la population du Nigeria et vivent en majorité dans la ville d'Ibadan.
S) Les Tribus Sémitiques
Autour de 3500 avant JC, des tribus de langue sémitique originaires de la péninsule arabique, ont migré dans la vallée des Fleuves Tigre et Euphrate en Mésopotamie, elles ont supplanté les Sumériens, et sont devenues les Assyro-Babyloniens de langue Akkadienne. Un autre groupe de Sémites a quitté l'Arabie autour de 2500 avant JC et s'est établi le long de côte orientale de la Méditerranée pour devenir les Cananéens et finalement les Phéniciens et les Hébreux. D'autres encore, se sont établies dans la partie sud-ouest plus humide de la péninsule arabique donnant finalement naissance aux États qui ont développé la langue Amharique . Un de ceux-ci, était le Royaume de Saba (1000 avant JC à 400 de notre ère) dont on dit que la Reine Sheba, a rendu visite à Salomon au 10ième siècle avant JC, et qui a éventuellement formé l' Empire Abyssinien . Finalement, les tribus restées dans le nord de l'Arabie, ont donné naissance à plusieurs États comme les Nabatéens (900 avant JC à 100 après JC) dont l'écriture a évolué vers l'Arabe utilisé dans le Coran.
S) L'Empire Songhaï
Le peuple Songhaï, originaire de la région du Dendi du nord-ouest du Nigeria, s'est graduellement étendu en remontant le Niger au 8ième siècle. En 800 ils avaient établi une ville commerciale florissante à Gao. Ils se sont convertis à l'Islam autour l'an 1000. Pendant quelques siècles ils ont dominé les plus petits états voisins, tout en étant à leur tour contrôlés par le puissant Empire du Mali à l'ouest. Tard dans le 14ième siècle, la dynastie Soni de Songhaï a progressivement gagné son indépendance à la faveur des luttes intestines qui affaiblissaient le pouvoir du Mali. L'expansion du Songhaï a été le plus agressivement menée par Soni Ali qui a envahi Djenné et a annexé la partie est du Mali à son empire en 1471. Il a été suivi par Mohammed, de la dynastie Askia, qui a étendu encore plus loin l'influence du Songhaï et qui a de nouveau fait de Tombouctou un centre culturel prospère. Après son règne, des rivalités dynastiques, des révoltes et des raids des états voisins ont affaibli l'empire, et l'invasion par des forces berbères marocaines, équipées d'armes à feu, a mis fin à l'empire Songhaï en 1591.
T) Les Touaregs
Les Touaregs sont des pasteurs de langue berbère qui habitent une vaste région couvrant des parties de l'Algérie, de la Libye, du Mali et du Niger. Ils sont estimés à près d'un million et leurs organisations politiques s'étendent au travers des frontières nationales. Les Touaregs sont groupés en confédérations comprenant les Ahaggar (Hoggar) et les Azjer (Ajjer) au nord et les Asben (Touaregs de l'Aïr), les Ifora, les Itesen (les Kel Geres), les Aulliminden, et les Kel Tademaket au sud. La société Touarègue est traditionnellement féodale et hiérarchisée depuis les nobles, en passant par le clergé, les vassaux, et les artisans, jusqu'aux travailleurs (les esclaves d'autrefois). L'habitat conventionnel Touareg est une tente de peaux rouges et leurs armes traditionnelles comprennent des épées à double tranchant, des poignards à fourreau, des lances de fer et des boucliers de cuir. Les mâles adultes conservateurs portent le traditionnel voile bleu, parlent Tamachek et utilisent une ancienne écriture berbère appelée Tifinagh.
T) L' Empire Toucouleur
Umar, appelé al-Hajj a fondé l'Empire Toucouleur dans la région Sénégambiènne. Fils d'un musulman Toucouleur érudit, il a reçu une bonne éducation; il s'est joint à la confrérie Tijaniyya et a fait un pèlerinage à la Mecque dans les années 1820. Il est revenu avec la mission de répandre l'Islam, a rassemblé un grand nombre de partisans, les a armés avec des canons et a déclaré un Djihad en 1852. Il a conquis plusieurs états non-musulmans Bambaras et Malinkés dans les bassins du Sénégal et du Niger et s'est tourné vers l'est pour prendre Ségou en 1861 et Massina en 1862. En 1863 il a pris Tombouctou mais il a été repoussé par les Touaregs qui ont détruit son armée et l'ont tué en 1864 avec l'aide des Peuls révoltés de Massina. L'Empire Toucouleur est alors passé à son fils Ahmadou qui a finalement été vaincu par les Français en 1893.