construction prochaine d'une centrale nucléaire civile qui impliquera trois parties que sont la France, le Sénégal et des pays arabes amis. Ce projet de développement est d'une importance capitale pour l'économie nationale et la coopération. Il s'agit de faire du Sénégal une plate-forme de production de l'électricité. Un projet qui permettra de satisfaire les besoins nationaux et sous-régionaux. L'effet escompté est de réduire à terme le coût de l'électricité au bonheur des populations sénégalaises. Ce grand projet verra la participation de grandes sociétés françaises comme les Groupes Areva, Bouygues et l'Electricité de France (Edf)
(cliquer sur le lien ci-dessus)**DES PÊCHES DANS LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
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Vue d’ensemble du secteur (information sur amenagement des peches)
Le secteur de la pêche regroupe trois branches d’activités : la pêche maritime, la pêche continentale et l’aquaculture. Toutefois, l’essentiel des activités porte sur la pêche maritime qui occupe une place prépondérante dans l’économie nationale.
En effet, la pêche maritime génère près de 600 000 emplois directs et indirects, pour des mises à terre de l’ordre de 380 000 tonnes en 2001 (contre 450 000 tonnes en 1997). Cette production est à l’actif de près de 60 000 pêcheurs embarqués dans 10 700 pirogues et 241 navires (78 UE).
La pêche artisanale, qui débarque plus de 80 pour cent des captures, assure60 pour cent des besoins en matière première des entreprises exportatrices.
Les exportations sont de 115 240 tonnes de produits halieutiques pour une valeur commerciale de 247 millions de $EU en 2001.
Le secteur de la pêche represente 12% du PIB du secteur primair et 2,5 pour cent du PIB total.
I- Stratégies et objectifs du secteur des pêches au Senegal
Les orientations stratégiques fixées par le 9ème Plan de développement économique et social visent à «relever les revenus et le niveau de vie des populations tout en améliorant quantitativement et qualitativement la production». Dans ce cadre les objectifs spécifiques assignés au secteur des pêches sont:
rendre le cadre réglementaire plus apte à promouvoir une compétition saine entre les différents acteurs et à favoriser le renforcement des investissements;
développer l’initiative privée et accompagner les mutations dans le domaine de l’auto organisation en conformité avec une redéfinition nécessaire des missions de l’Etat du fait de sa stratégiede désengagement des secteurs de la production et de l’affirmation de son rôle dans les domaines de la mise aux normes des infrastructures de la valorisation des capacités humaines et de l’allègement du cadre institutionnel;
adapter l’environnement financier aux besoins de diverses activités et favoriser l’amélioration de l’épargne nationale dans le respect de sapolitique monétaire et des particularismes sectoriels;
assurer une gestion saine des ressources de l’environnement pour un développement durable en définissant préalablement de nouvelles conditions d’accès aux ressources halieutiques, une plus grande transparence des allocations de droits, un renforcement des moyens de contrôle et de suivi prenant en compte l’ensemble des exigences d’une politique globale de sauvegarde de l’environnement marin et littoral.
Deux composantes essentielles en découlent:
la gestion et le suivi de la ressource halieutique;
le développement des activités du secteur.
Les axes stratégiques retenus intègrent des actions visant les points suivants:
une meilleure préservation de la ressource halieutique et sa gestion rationnelle et durable;
une analyse des insuffisances et une identification des filières les plus porteuses en vue de mener des actions permettant d’assurer une véritable relance du secteur;
une meilleure compréhension des éléments clés qui sous-tendent le développement
durable du secteur;
une formation adaptée aux besoins de développement du secteur;
un cadre institutionnel plus conforme au contexte de développement du secteur;
une interprofession forte et représentative des différentes filières d’activités.
II-Système de gestion en vue
Les options choisies devant contribuer à un développement durable du secteur reflètent un souci de renforcement de l’efficacité, de la flexibilité et de la cohérence des actions structurelles. Ainsi, la priorité est donnée à:
-des mesures de gestion de la ressource: prônant une application des principes de précaution pour la gestion des ressources, fondée sur l’instauration d’un suivi régulier des ressources et un contrôle renforcé de l’effort de pêche;
-l’appui à la recherche halieutique: par le renforcement des liens avec les opérateurs de l’aménagement et du secteur ainsi que celui des moyens financiers dans des conditions propices à la pérennisation des budgets d’une recherche visant en priorité à l’amélioration des connaissances relatives à l’état et aux dynamiques des ressources halieutiques;
-l’appui à l’administration des pêches: au travers prioritairement d’un renforcement des moyens humains et matériels répondant aux besoins d’une surveillance maritime adaptée ainsi que d’un dispositif de suivi statistique plus performant ;
-la gestion intégrée des zones côtières: en relation avec les administrations et autres structures et programmes concernés et notamment le PNAE qui définit une stratégie adaptée à l’environnement littoral pour la prise en compte et la maîtrise du développement de l’ensemble des usages qui sont susceptibles d’affecter les qualités intrinsèques des ressources naturelles;
-les actions de soutien au développement des activités de pêche: reconnaissant au préalable que, compte tenu de la raréfaction des ressources halieutiques, la politique de développement de la pêche ne peut plus être axée sur l’augmentation des captures, mais sur une meilleure valorisation de la production, une promotion des produits et un environnement institutionnel plus favorable, ce développement se déclinera de la façon suivante :
-enpêche artisanale par: la réalisation d’infrastructures valorisant la production tout en améliorant les conditions de travail, d’hygiène et de qualité (quais de débarquement, aménagement de routes et pistes, aires de transformation, ….); l’amélioration des conditions de transformation et de commercialisation des produits (hygiène, qualité, réduction des pertes) ; l’amélioration des conditions de vie et de travail dans les centres de pêche (infrastructures sociales, sécurité en mer) ; l’amélioration des capacités organisationnelles des opérateurs économiques de la filière par un appui technique et financier des structures créées au sein de la profession ; la mise en place d’une politique commune de gestion des infrastructures de pêche (désengagement de l’Etat mais soutien conceptuel et opérationnel à des instances paritaires de gestion);
-en pêche industrielle par: l’amélioration de l’environnement de travail des entreprises de pêche ; l’encouragement à l’amélioration de la productivité et à la création de valeur ajoutée des produits à l’exportation (sans effort de pêche supplémentaire sur la ressource mais par adaptation de la capacité de traitement à la disponibilité réelle de la ressource) ; l’incitationà une meilleure diversification des produits (programmes de valorisation et d’innovation technologique) ; la poursuite de l’amélioration du niveau de traitement et de la qualité des produits.
-En aquaculture par: l’incitation au développement dans les zones à fort potentiel aquacole.
Les mesures et réformes visant au renforcement du cadre institutionnel: au travers du renforcement des capacités et des moyens d’action de l’administration des pêches ainsi que des différents acteurs du secteur grâce notamment à:
Pour l’administration des pêches: la mise en place d’un cadre législatif et réglementaire conforme au développement du secteur; à la recherche d’une plus grande efficience des services offerts par l’administration des pêches (évaluation de la performance des structures, suivi d’une restructuration interne tenant compte du nouveau type de rapport à établir entre l’Etat et ses partenaires); à la poursuite de la politique de libéralisation et de désengagement et de désengagement des structures marchandes; au renforcement des capacités de l’Observatoire Economique des Pêches en matière d’analyse technico-économique, de suivi et de gestion de l’interface entre l’administration des pêches et la profession.
Pour le secteur professionnel : l’encouragement de l’émergence de structures communes de concertation, notamment au sein d’une interprofession; la mise en place de financements adaptés aux activités de pêche artisanale et industrielle; l’assainissement du secteur pour garantir une meilleure synergie entre la production et les sociétés existantes.
Les actions visant au renforcement de la coopération: par une participation accrue dans le cadre des organismes régionaux et sous- régionaux, notamment au sein de la Commission Sous Régionale des Pêches (CRSP), pour ce qui concerne l’exploitation de stocks partagés, la mobilité de l’armement national et les accords en matière de pêche. La mise en œuvre des programmes conjoints en matière de recherche, de contrôle et de surveillance et d’harmonisation des politiques de pêche et d’exploitation des ressources dans l’un où l’autre des Etats sera favorisée.
-Institutions oeuvrant dans le secteur des pêches au Senegal
Le département des pêches est placé sous la responsabilité du Ministre de la Pêche qui dispose de pouvoirs étendus qui lui sont conférés par décret. Il dispose d’un cabinet avec des services rattachés. Ces services sont:
-le service de la communication: Ce service est chargé de la conception et de l’application de la politique de communication du département. Il est chargé du suivi des problèmes de communication et principalement de la circulation de l’information entre les différents services du ministère, de la liaison avec les usagers et enfin des relations avec les médias;
-le service de l’administration générale et de l’équipement (SAGE) : il est chargé de la préparation et de l’exécution du budget du Ministère.
-La Direction de l’Océanographie et des Pêches Maritimes (DOPM) devenue Direction des Pêches Maritimes (DPM) depuis juillet 2002, est chargée de mettre en œuvre le politiques définies par le Gouvernement dans le domaine de l’exploitation et de la gestion des ressources halieutiques. Dans ce cadre, la DPM est chargée entres autres de :
-L’élaboration et la révision des textes législatifs et réglementaires;
-L’identification, la programmation, le suivi et l’évaluation des projets;
-La collecte, le traitement et la diffusion des statistiques de pêche maritime;
-L’exécution des tâches réglementaires, dont le suivi des fichiers de licences de pêches, la formation de l’encadrement des pêcheurs;
-La mise en œuvre des programmes et projets.
Les principaux services qui constituent la DPM sont, au niveau central, la division pêche industrielle, la division pêche artisanale, le bureau de contrôle des produits halieutiques.
1) La Direction de la pêche continentale et de l’aquaculture (DPCA)
Cette Direction est une création nouvelle. Avant, sa fonction était dévolue au Ministère de l’Environnement. La Direction de la Pêche Continentale et de l’Aquaculture a été mise en place par décret n° 2000-833 du 16 octobre 2000. La Direction de la Pêche Continentale et de l’Aquaculture est chargée de la mise en œuvre de la politique définie en matière de pêche continentale et d’aquaculture.
Face à la surexploitation des ressources maritimes, il est en effet apparu nécessaire de développer la Pêche continentale et l’Aquaculture pour contribuer à diversifier et à améliorer la production annuelle de poissons, de crustacés, de mollusques et d'algues.
2) La Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP)
Cette structure est aussi une création récente qui résulte du Décret n° 2000-833 du 16 octobre 2000. La mission de la DPSP est d’assurer la protection et la surveillance de la Zone Economique Exclusive afin de veiller au respect de la réglementation en matière de pêche.
La DPSP est structurée en trois volets (administratif, opérationnel et scientifique) et des stations côtières. Il dispose de personnel permanent et d’observateurs contractuels.
3) La Cellule d’etudes et de planification
La Cellule d’etudes et de planification est une création nouvelle qui résulte de la fusion de l’observatoire économique des pêches et de la cellule d’appui au développement durable de la pêche. La CEP est chargée notamment:
-des études prospectives et stratégiques pour un développement durable de la pêche maritime, de l’aquaculture et de la pêche continentale;
-la coordination des actions de planification au sein du Développement, jouant ainsi le rôle d’interlocuteur des services compétents du Ministère de l’Economie et des Finances;
-du suivi et de l’évaluation des projets, programme et mesures;
-de l’organisation et la gestion des flux d’informations sur le secteur, les programmes et les projets.
4) Le Centre de perfectionnement, d’expérimentation et de vulgarisation dela pêcheartisanale (CAEP)
Le CAEP est chargé de l’assistance, l’encadrement, la formation et l’information de tous les opérateurs de la pêche artisanale (pêcheurs, mareyeurs, transformatrices, etc…), ainsi que de l’expérimentation et la vulgarisation des techniques et technologies liées au développement de la pêche et du matériel de navigation.
A travers ces objectifs, le CAEP vise à atteindre les résultats suivants :
-l’accroissement de la performance des facteurs de production (embarcations et moteurs);
-l’amélioration de la qualité des produits à tous les niveaux (production, transformation et commercialisation).
L'augmentation de la production par l'introduction de nouvelles techniques visant à améliorer les performances et par la promotion de l'aquaculture.
5) La recherche
Le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT) est chargé du suivi de la ressource et des systèmes d’exploitation. Il a aussi vocation à aider le Ministère de la Pêche dans l’appréciation scientifique et la formation des politiques et décisions en matière de pêche. Le CRODT est un service placé sous la tutelle du Ministère de l’agriculture. Son financement est cependant assuré en grande partie par le Ministère de la pêche. Il a fonctionné en 2001 avec un budget de 458 millions F CFA dont 200 millions F CFA provenaient du Ministère de la pêche.
6) Les institutions de formation
Le Centre national de formation des techniciens des pêches maritimes (CNFTPM) est chargé de la formation des techniciens et des techniciens supérieurs des pêches maritimes. Créé par décret n° 91-1349 décembre 1991, ce centre a succédé à l’école des agents techniques de l’océanographie et des pêches. Il a donc étendu sa vocation en s’ouvrant à d’autres niveaux de formation. La grande moins des cadres de catégorie B et inférieure du ministère est issue du centre.
7) Les institutions de financement
La Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) a été la principale institution de financement et à ce titre, a concentré l’essentiel des ressources mobilisées par l’Etat du Sénégal et destinées au financement des activités de la pêche artisanale. S’agissant du financement de la pêche industrielle, on peut citer les actions du Fonds de promotion économique (FPE). Ses interventions demeurent tout de même marginales.
Les structures de gestion paritaire :
Ces structures ont été consacrées par le Code de la Pêche élaboré en 1998. Il s’agit à titre principal du Conseil national consultatif des pêches maritimes (CNCPM) et des Conseils locaux de pêche artisanale qui théoriquement devront assumer d’importantes responsabilités notamment en matière d’aménagement des pêches.
8) Les organisations professionnelles
Leur développement et implication croissante dans la gestion des pêches a été le fait marquant de ces dernières années.
Dans le sous-secteur industriel, les organisations les plus en vue sont le Groupement des armateurs et industriels de la pêche maritime au Sénégal (GAIPES) et l’Union des pêcheurs et mareyeurs exportateurs du Sénégal (UPAMES).
Dans le sous-secteur artisanal, il s’agit de la Fédération nationale des groupements d’intérêt économique de pêcheurs (FENAGIE-PECHE), de la Fédération nationale des groupements d’intérêt économique de mareyeurs du Sénégal (FENAMS), du Collectif national des pêcheurs artisanaux du Sénégal (CNPS), de l’Union nationale des GIE de mareyeurs du Sénégal (UNAGIEMS). Ces structures bénéficient parfois d’une forte assistance financière de bailleurs de fonds étrangers.
9) Les institutions de coopération
A titre principal, on retiendra la commission sous-régionale des pêches (CSRP) a partir de laquelle des actions importantes en matière de gestion des pêches au plan sous régional sont menées (surveillance des pêches avec le programme UCOS).
10) La commission consultative d’attribution des licences de pêche
Elle joue un rôle important en matière de gestion des pêches au terme des dispositions prévues dans le code de la pêche ; elle examine les demandes de licences de pêche et donne un avis au Ministre qui seul à un pouvoir décisionnel. Sa transformation en commission délibérative est réclamée par les professionnels.
III-Cadre jridique et reglementaire de la pêche au Senegal
- La Zone economique exclusive (ZEE)
Le 10 décembre 1982 a été ouverte à la signature, à Montego Bay, Jamaïque, la convention des Nations Unies sur le droit de la mer, aboutissement de plus de 14 années d’efforts auxquels avaient participé plus de 150 pays.
Cette convention qui comprend 320 articles et 9 annexes, régit tout ce qui a trait aux espaces marins, des les questions de délimitation à celles de maîtrise de l’environnement, en passant par la recherche scientifique, les activités économiques et commerciales, la technologie et le règlement des différents touchant aux problèmes de la mer.
La Convention permet l’établissement d’une mer territoriale dont la largeur maximale peut atteindre 12 miles marins et prévoit diverses méthodes pour déterminer les lignes de baseet pour distinguer les eaux territoriales des eaux intérieures.
Au-delà des eaux territoriales, la Convention permet la création d’une Zone Economique Exclusive dont la largeur peut aller jusqu’à 200 miles marins et autorise l’état côtier à prétendre à certains droits dans la ZEE pour en tirer des avantages économiques, principalement des droits concernant la pêche et l’exploitation de ressources non biologiques.
- Le Code de la pêche et les dispositions réglementaires
Le droit des pêches maritimes du Sénégal a fait l’objet d’une refonte au milieu des années 1980. Ce travail a abouti en 1987 à l’adoption d’un ensemble complexe de textes de nature législative et réglementaire. La loi n° 87/27 du 18 août 1987 portant sur le Code de la pêche maritime, document juridique de référence, dont les décrets d’application ont reflété, avec une certaine exemplarité dans la sous région, à l’époque, les premières préoccupations en matière d’aménagement et de développement de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer des pays côtiers en développement.
Depuis lors, le cadre législatif et réglementaire de base qui régit l’exploitation des ressources vivantes dans la zone économique exclusive du Sénégal n’a subi aucune adaptation aux mutations et aux contraintes qui se sont présentées progressivement, à l’exception du décret portant sur l'application du Code de la Pêche maritime relatif aux zones de pêche, qui a été modifié en 1990 pour être compatible avec les nouveaux dispositifs du décret de 1990 relatif aux lignes de base.
La loi n° 87/27 du 18 août 1987 portant sur le code de la pêche maritime, qui a été un modèle dans la sous-région, est aujourd’hui dépassée par les changements et mutations intervenus dans le secteur de la pêche maritime durant ces dernières années. A l’échelle mondiale, le menaces sur les équilibres écologiques et la surexploitation des ressources halieutiques ont conduit à l’engagement des Etats à améliorer leurs politiques de gestion des ressources naturelles. Dans la sous-région, les Etats membres de la Commission Sous-Régionale des Pêches se sont engagés par des conventions à harmoniser certaines pratiques et règles en matière de gestion de ressources halieutiques en vue de mieux entreprendre des activités communes de gestion des stocks de poissons. Le Sénégal, pays membre de la Commission, n’a pas encore consacré ces pratiques et règles dans son droit malgré la surexploitation de ses stocks de démersaux et les menaces de surexploitation qui pèsent sur d’autres stocks.
Un comité de suivi des travaux de révision du droit des pêches a été constitué en 1995. Il a tenu sa première réunion le 1er février 1996 et a chargé des spécialistes du secteur des pêches et des juristes de préparer un projet de loi sur la pêche maritime au Sénégal, ainsi qu’un projet de décret portant sur le règlement général unique d’application de la loi sur la pêche maritime.
Un projet de texte a été préparé en 1997, se proposant de combler les lacunes et insuffisances qui caractérisent la loi n° 87-27 du 18 août 1987 portant sur le code de la pêche maritime.
Le processus de gestion et d’aménagement des pêches maritimes requiert une certaine flexibilité de la part des décideurs dans la mesure où les conditions biologiques, socio-économiques, politiques et technologiques qui gouvernent les activités de pêche évoluent souvent rapidement. Il convient ainsi de prévoir un cadre législatif permettant aux autorités administratives de réagir rapidement pour faire face efficacement aux changements incessants qui interviennent dans le secteur de la pêche maritime.
Pour bâtir une stratégie cohérente en matière de gestion des stocks de poissons, il est devenu indispensable d’introduire dans le droitsénégalais sous une forme législative les concepts modernes susceptibles de générer des mécanismes dont l’importance s’est affirmée dans les processus de décisions en matière de gestion des ressources. Il s’agit, notamment des plans d’aménagement des pêcheries, des organes de concertation entre l’administration et les professionnels de la pêche et de la coopération inter-étatique en matière de pêche. Les engagements pris par le Sénégal dans le cadre de la Commission Sous-Régionale des Pêches ont été également pris en compte dans le projet de loi.
IV-Système de gestion des pêches au Senegal
Au titre de l’aménagement des pêches, la loi prévoit l’établissement de plans d’aménagement des pêcheries, sur une base annuelle ou pluriannuelle. Ces plans n’existent pas encore.
En 2000, les journées de concertation nationale ont permis l’élaboration d’une stratégie de développement durable des pêches et de l’aquaculture.
Il s’agit, entre autres, de:
-mettre en place un système d’aménagement et de gestion de la capacité de pêche à travers :
Øla mise en place d’un système d’information sur la pêche et l’aquaculture;
Øle renforcement du système de recherche océanographique et halieutique pour un suivi régulier des ressources, des pêcheries et de l’environnement marin;
Øla mise en place d’un système de régulation de l’accès et d’allocation des droits de pêche;
Øl’accroissement de l’efficacité du système de suivi, de contrôle et de surveillance des activités et des zones de pêche de la ZEE;
ØRestaurer le patrimoine halieutique national dégradé;
ØPrévenir les risques d’effondrement des stocks, de dégradation de l’environnement ainsi que de la biodiversité aquatique;
ØPromouvoir une culture et des pratiques de pêche responsables;
ØProtéger les ressources et l’environnement des zones côtières;
ØDévelopper la communication et la concertation entre les acteurs du système de gestion et de décision ;
ØRenforcer les capacités techniques et managériales des administrations et des professionnels de la pêche.
Quoique timide, des mesures visant une gestion durable des ressources sont envisagées:
-le gel des licences de pêche démersale;
-le repos biologique sur le poulpe (1er octobre 30 novembre – PDPC/1er mai au 30 juin-PPDP et PF/1er septembre au 31 octobre-PDPC) ;
-la réflexion sur les droits d’accès à la ressource (affiner les modalités de définition des concessions-validation-cahier des charges);
-les tentatives d’amélioration et d’harmonisation des statistiques entre la recherche et le développement;
-le renforcement de la surveillance;
-la promotion de la pêche responsable;
-la création des organes de concertation (CNCP, CL etc.);
-la concertation sur la réglementation en vue de sa réactualisation;
-l’expérimentation des récifs artificiels ;
-etc.
V-Investissements et subventionsdans le secteur des pêches au Senegal
Pour permettre aux acteurs de la filière d’exercer leurs activités dans les meilleures conditions, les aménagements proposés concernent :
les infrastructures de débarquement;
les superstructures de transformation;
les dessertes des sites de pêche;
l’alimentation en eau, électricité et une meilleure hygiène des sites de pêche.
Ce programme comprend l’équipement des 16 principaux sites de la côte de débarcadères couverts ou de jetées, et l’aménagement des zones de circulation et de parking pour les utilisateurs. La concertation avec l’interprofession est indispensable pour permettre des investissements judicieux.
Il conviendra de mesurer l’incidence du projet sur d’autres secteurs d’activité et d’apporter les réponses en concertation avec les autres ministères concernés.
La réalisation des travaux de l’ensemble des structures qui seront aménagées sera rétrocédé à l’interprofession qui en assumera la totale responsabilité.
Programme d’amélioration de la desserte des sites de pêche
Compte tenu des conditions climatiques caractéristiques du Sénégal, il est nécessaire de pouvoir transporter le produit rapidement vers les zones de traitement.
Le mauvais état des routes ralentit ou ne permet pas la bonne circulation des produits. La couverture des besoins alimentaires de la population de l’intérieur du pays est peuassurée. Les mareyeurs ne peuvent pas toujours accéder aux sites de débarquement. Une partie de la production est ainsi sous utilisée ou perdue.
Le transport est un facteur essentiel du bon exercice de la loi de l’offre et de la demande.
L’incidence des transports sur la qualité des produits, sur le volume des transactions et sur le prix du produit est déterminant.
Le programme consiste à désenclaver certains sites de production en remettant en état 155 km de routes et de pistes dans l’ensemble du pays.
Compte tenu, d’une part, de l’intérêt du programme pour le Ministère de la Pêche et, d’autre part, du fait que les routes relèvent de l’autorité du Ministère de l’Equipement, une cellule de concertation devrait être mise en place pour définir les lignes de financement à la charge de chaque ministère.
Des programmes d’électrification, d’alimentation en eau courante et d’assainissement des sites de production, l’électrification et l’alimentation en eau courante sont non seulement des éléments agissant sur le niveau de qualité mais constituent aussi une évolution indispensable aux conditions de vie et d’hygiène.
Sans eau ni électricité, l’équipement des sites de débarquement en chambres froides et en machines à glace n’est pas possible. La transformation traditionnelle s’exerce dans des conditions d’hygiène insuffisantes (poisson lavé avec de l’eau souillée). Ce programme a une incidence directe sur la qualité du produit débarqué et transformé.
Subventions dans le secteur des pêches
La subvention de l’Etat au développement du secteur des pêches se traduit par un ensemble de mesures directes et indirectes assignées aux différents opérateurs économiques de la filière: pêcheurs artisans, armateurs industriels, entreprises de traitement.
Aides directes: détaxe du carburant, détaxe du matériel de pêche, politique de financement des activités, politique de mise aux normes, politique d’aménagement des sites de débarquement de la pêche artisanale.
Mesures indirectes : le cadre réglementaire, le code des investissements.
Annexe
PRINCIPAUX SITES DE DEBARQUEMENT
LIEU : Karabane
ACCES : Mer et Fleuve REGION: Ziguinchor
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Guinée Bissau, Guinée Conakry , Mali
Saison d’immigration : Toute l’année
Destination des émigrants :
Saison d’émigration :
PECHE :
Types de pêche principaux : Palangre, Filet maillant dérivant de fond, Filet dormant
Principales espèces débarquement :Machoiron, Otolithe, Capitaine, Sole
Saison de Pêche : Toutes l’année
Lieux de débarquement : Karabane
Destination des produits : Transformation artisanale et autoconsommation
Nature des produits : Transformés : Guédj, Métorah
COMMENTAIRES :
Cette localité compte quatre campements dont les propriétaires sont originaires de Karabane. Il y a un hôtel à Karabane
LIEU : Ziguinchor
ACCES : Route bitumée REGION : Ziguinchor
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Saint-Louis, Mbour, Bassoul, Simal , Ngadior
Saison d’immigration : Juin à Octobre
Destination des émigrants : Campements saisonniers situés dans la mangrove entre Ziguinchor et l’embouchure
Saison d’émigration : Novembre à Mai
PECHE :
Types de pêche principaux : Filets maillant dérivants de fond et de surface, ligne glacière, Palangre, Senne de plage
Principales espèces débarquées : Brochet, DORADE Ethmalose , Mulet, Yeet, Carpe, Capitaine
Saison de pêche : Juin à Octobre
Lieux de débarquement : Port, boudodi, Poudrière, Pont Emile Badiane
Destination des Produits : Mareyage et Auto -consommation
COMMENTAIRES :
Débarquement à Ziguinchor de pirogues glacières pêchant en Guinée Bissau et présence d’une dizaine d’embarcations Nauticus travaillant pour le compte de l’usine Soséchal.
LIEU : Kafountine
ACCES : Route bitumée REGION : Ziguinchor
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Yenne, Saint-Louis, Saly , Nianing, Ngaparou, ZIGUINCHOR, Thionck-Essyl, Gambie
Saison d’immigration : Octobre à Mai
Destination des émigrants : Guinée-Bissau, Saloouloou,, Diogué
Saison d’émigration : Novembre à juin
PECHE :
Types de pêche principaux : Filet dormant, Senne tournante, Filets maillants dérivants de fond et de surface, Senne de plage
Principales espèces débarquées : Otolithe,Carangue, machoirron ? requin ? raie ? Etmalose ,Carpe blanche, Carpe rouge, Sole Mollisque
Saison de pêche : Novembre à Mai
Lieux de débarqement : Kafoutine plage et kafoutine bolong
Destination des produits : Mareyage et Transformation artisanale
Nature des produits transformées : Guédji Métorah, Tambadiang, Yeet, Touffa
COMMENTAIRES :
Des pêcheurs originaires de la Gambie utilisent des filets non réglementaires (avec de très petites mailles). Les réclamations faites au niveau de poste de contrôle de Kafoutine par les pêcheurs autochtones sont restées sans suite.
LIEU : Djifère
ACCES : Piste REGION : Fatick
MIGRATIONS :
Origine des immigration : Septembre à Avril
Destination des émigrants :
Saison d’émigrants :
PECHE :
Types de pêche principaux : Trémail ; ligne , seiche, Casier, à seiche, Senne de plage
Principales espèces débarquées : Seiche, Sole, Machoiron , Yeet, Raie, Chinchard, Carpe, blanche, Plexiglas
Saison de pêche : Mars , Avril
Lieux de débarquement : Djifère
Destination des produits : Mareyage, Transformation artisanale et Consommation locale
Nature des produits transformés : Yeet, Guédji, Tambadiang, Salé-sécheé
COMMENTAIRES :
Problèmes, posés par pêcheurs : existence des bateaux pirates, vols de matériels par les pêcheurs artisans.
LIEU : Joal
ACCES : Route bitumée REGION : Thiès
MIGRATIONS :
Types de pêche principaux : Filet dormant à sole, Trémail, ligne glacière, Senne tournante, Filet maillant encerclant , Palangre Ligne Rhinobatos, ligne poulpe, ligne poisson
Principales espèces débarquée : Sole, seiche, poulpe sardinelle courbine, chinchard, Carangue, Dorade, Pageot
Saison de pêche : toute l’année
Lieux de débarquement : Joal, Mbour, Djifère, Hann
Destination des produits : mareyage, transformation artisanale et consommation locale
Nature des produits transformés : kéthiakh guédji, yeet, méthorah, salé-séché
Origine des immigrants : Kayar, Niangal ,Saint-Louis, Toubab Dialaw, Guéréo, Diel Mbam, Rufisque
Saison d’immigration : Mai à Septembre
Destination des émigrants : Hann , Joal, Mauritanie, Gambie, Guéréo
Saison d’émigrant : Octobre à Avril
PECHE :
Types de pêche principaux : ligne poisson , ligne poulpe, filets dormants de fond et de surface, senne tournante
Principales espèces débarquées : sardinelle, badèche, mérou, dorade, poulpe, seiche, sole, chinchard
Saison de pêche : toute l’années
Lieux de débarquement : Mbour
Destination des produits : mareyage, transformation artisanale et consommation locale
Nature des produits transformés : Kéthiakh , Tambadiang, Yeet, Guédji
LIEU : Hann
ACCES : Route bitumée REGION : Dakar
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Saint Louis , Mbour , Yenne, Toubab Dialaw, Niangal
Saison d’immigration : Novembre à Mai
Destination des émigrants : Mbour
Saison d’émigrant : Septembre à Novembre
PECHE :
Types de pêche principaux : Senne tournante, ligne poisson, palangre, ligne glacière Epervier
Principales espèces débarquées : Mérou, pagre, pageot, grande Carangue, Dadinelle, Thonine Sar
Saison de pêche : toute l’année
Lieux de débarquement : Hann
Destination des produits :Mareyage, transformation artisanale et Consommation locale
Nature des produits transformées : Guédji, Kéthiakh, Tambadiang
LIEU : Soumbédioune
ACCES : Route bitumée REGION : Dakar
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Kayar, Saint-Louis ,Yoff, Rufisque
Saison d’immigration : Juin à Octobre
Destination des émigrants : Joal, Mbour
Saison d’émigrant : Janvier à juin
PECHE :
Types de pêche principaux :Ligne poisson , Filet dormant, senne de plage, Ligne glacière, Ligne poulpe, Palangre
Principales espèces débarquées : Dentex, Pagre, Sar, Pageot , Poulpe
Saison de pêche : toute l’année
Lieux de débarquement : Soumbédioune, Ouakam, Hann
Destination des produits : vent dans les usines, Consommation locale
Nature des produits transformées :
LIEU : Ouakam
ACCES : Route bitumée REGION : Dakar
MIGRATIONS :
Origine des immigration :
Saison d’immigration :
Destination des émigrants : Kayar, Mbour, Rufisque, Thiaroye
Saison d’émigration : Juin à Novembre
PECHE :
Types de pêche principaux : Ligne pousson, Filet dormant, Filet, maillant encerclant
Principales espèces débarquées : Sar, Poulpe , Cigale, Langouste, Dorade grise
Saison de pêche : Toute l’année
Lieux de débarquement : Ouakam, Soumbédioune
Nature des produits transformés : Guédji
LIEU : Ngor
ACCES : Route Bitumée REGION : Dakar
MIGRATIONS :
Origine des immigrants :
Saison d’immigration :
Destination des émigrants
Saison d ‘émigration :
PECHE :
Types de pêche principaux : Ligne poisson, Senne de plage
Principales espèces débarquées : Pagre, Poulpe, Thonine, Espadon, Coryphène, Sardinelle, Sar, Chinchard, Pageot
Saison de pêche Janvier à Avril
Lieux de débarquement : Ngor
Destination des produits : Mareyage, Transformation artisanale et Consommation locale
Nature des produits transformées : Guédji , Kéthiakh , Tambadiang
LIEU : Yoff
ACCES : Route bitumée REGION : Dakar
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Kayar , Saint-Louis , Mbour, Toubab Dialaw, Sendhou
Saison d’immigration : Novembre à Juillet
Destination des émigrants : Mbour , Saly , Thiaroye , Somone, Joal, Rufisque
Saison d ”émigration : Mai à Octobre
PECHE :
Types de pêche principaux : Line poisson, Filet dormant, Ligne traîne, Palangre, Senne tournante
Principales espèces débarquées : poulpe Pageot, Denté, Mérou, Pagre, Tile Zébré, Brotule, Sardinelle, Thonine
Saison de pêche : Janvier à Juin
Lieux de débarquement : Yoff
Destination des produits : Mareyage, Transformation artisanale et Consommation locale
Nature des produits transformées : Guédji
LIEU : Kayar
ACCES : Route bitumée REGION : Thiès
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Saint Louis , Fass-Boye, Dakar
Saison d’immigration : Octobre à Juin
Destination des émigrants : Yoff Soumbédioune, Mbour, Joal, Ngaparou
Saison d’émigration : Mai à Octobre
PECHE :
Types de pêche principaux : Ligne poisson senne tournante Filet dormant
Principales espèces débarquées : Sardinelle, Mérou , Rouget, Rascasse, Sole Poulpe, Coryphène, Courbine Dorade Espadon
Saison de pêche : Novembre à juin , juillet à Octobre
Lieux de débarquement : Kayar
Nature des produits transformés : Guédji , Tambadiang, Métorah, Salé, Séché, Kéthiakh
LIEU : Mboro MOIS
ACCES : Route bitumée REGION : Thiès
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Saint Louis
Saison d’immigration : Toute l’année
Destination des émigrants : Mauritanie
Saison d’émigration : Janvier à juin
PECHE :
Types de pêche principaux : Filet dormant , ligne poisson
Principales espèces Débarquées : Sole , requin
Saison de pêche : septembre à Décembre, Janvier à Mai
Lieux de débarquement : Mboro
Destination des produits : Mareyage à Dakar et Transformation artisanale
Nature des produits transformés : Guédji , salè, Séché
LIEU : Fass- Boye
ACCES : Route bitumée REGION : Thiès
MIGRATIONS :
Origine des immigrants :
Saison d’immigration :
Destination des émigrants : Kayar , Mbour, Joal , Mauritanie, Saint-Louis
Saison d’émigration : Décembre à Juin
PECHE :
Types de pêche principaux : Senne tournante, Filet dormant, Ligne Poisson Trémail
Principales espèces débarquées : Carpe blanche, Tassergal Sardinelle sole
Saison de pêche : Février à Mai
Lieux de débarquement : Fass Boye
Destination des produits : Mareyage et Transformation artisanale
Nature des produits transformés : Salé-Séché , Kéthiakh , Guédj
LIEU : Lompoul
ACCES : Piste latéritique REGION : Louga
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Saint-Louis , Diogo
Saison d’immigration : Toute l’année
Destination des émigrants
Saison d ‘émigration :
PECHE :
Types de pêche principaux : Filet dormant
Principales espèces débarquées : Requin, Machoiron, Sole, Capitaine
Saison de pêche : Mars à Juillet
Lieux de débarquement : Lompoul
Nature des produits transformés : Guédji, Salé- Séché
LIEU : Saint-Louis Région : Saint-Louis
ACCES : Route bitumée
MIGRATIONS :
Origine des immigrants : Kayar
Saison d’immigration : Juin à Août
Destination des émigrants : Kayar , Mbour, Mauritanie, Yoff Casamance
Saison d’émigration : Respectivement : Janvier à Juin ,Août à Octobre, Août à Mai , Janvier à Juin ,Juillet à Avril
PECHE :
Types de pêche principaux : Ligne poisson Ligne glacière, Senne tournante , Filet dormant, Filet maillant dérivant de surface, Casier
Principales espèces débarquées : pagre Mérou , Pageot, Sardinelle, Sole, Capitaine, Requin Raie, Langouste Seiche
Saison de pêche : Juin à Août , Novembre à Janvier
Lieux de débarquement : Saint-Louis
Destination des produits : Mareyage, Marché local, Consommation locale et Transformation artisanale
Nature des produits transformés : Guédji , Kétiakh, Salé-Séché, Tambadiang, Yeet
Etude de cas sur le secteur de la pêche au Sénégal
Références
Plan directeur des pêches maritimes du Sénégal……………………….2000
Réflexionspour une stratégie opérationnelle et programme d’actions prioritaires pour le secteur des pêches maritimes au Sénégal ……………………2000
Stratégie de développement durable de la pêche et de l’aquaculture et programmes d’actions……………………2000
Impacts socio-économiques et environnementaux des politiques liées au commerce sur la gestion durable des ressources naturelles( Etude de cas sur le secteur de la pêche sénégalaise)………………………2001
Liens entre les ressources et les usagers des ressources halieutiques…......……..2002(PMEDP-CRODT-DPM)
Résultats généraux de la pêche maritime sénégalaise………………….2001( Direction des Pêches Maritimes DPM).
source http://www.fao.org/fi/fcp/fr/SEN/body.htm
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L'agriculture sénégalaise est tributaire de la pluviométrie. Le secteur est en progression grâce aux bonnes conditions de ces dernières années. Les céréales et le coton supplantent aujourd'hui l'arachide dans la contribution au PIB. Cettre dernière subit le développement des marchés informels parallèles plus rentables pour les producteurs.
STRUCTURE ET CARACTÉRISTIQUE DE LA PECHE AU SENEGAL Pêche maritime
Pêche artisanale Senegal
Dynamique et pourvue d’une forte adaptabilité, la pêche artisanale connaît un développement rapide qui, durant les dernières années, s’estompe avec la raréfaction des ressources démersales.
Le parc piroguier comprend environ 10 000 pirogues recensées en 1998 (OEPS 1999) dont environ 90 pour cent sont motorisées. Leur longueur varie de 4 à plus de 20 mètres. Les engins de pêche sont en perpétuelle mutation tant dans leur forme que par les matériaux utilisés (sennes de plage, filets maillants, sennes tournantes, lignes à main, nasses, casiers, pots, etc…). Les débarquements de cette production alimentent la consommation locale; elle contribue également à l’approvisionnement des usines exportatrices. Au dernier recensement, la pêche artisanale employait en 1997 environ 52 200 marins pêcheurs.
Les débarquements s’élèvent en 2002 à 311 536 tonnes contre 332 360 tonnes, en 2001 soit une baisse de 6,3 pour cent due essentiellement à la chute des captures de petits pélagiques, sardinelles notamment, qui passent de 210 311 tonnes à 182 435 tonnes entre 2001 et 2002.
La transformation artisanale est une filière essentiellement occupée par les femmes. Elle absorbe 30 à 40 pour cent des débarquements de la pêche artisanale (mollusques, crustacés et poissons), auxquels s’ajoutent les invendus de la pêche industrielle. Elle permet de valoriser et d’atténuer les pertes après captures. Elle contribue à l’approvisionnement régulier en protéines animales des populations de l’intérieur du pays. En 2002, on estime à près de 28 375 tonnes la quantité de produits transformés finis. Les conditions de préparation des poissons ne sont pas toujours hygiéniques: sites non aménagés, absence d’eau potable, absence d’abris, de sanitaires, d’équipements appropriés.
Pêche industrielle Senegal
L’armement sénégalais est vétuste et obsolète du fait de la moyenne d’âge et de l’insuffisance d’entretien de la flotte. Trois types de flotilles composent cet armement national: des sardiniers, des chalutiers et des thoniers.
On comptait 4 sardiniers en 2002 contre 9 présents en 1994. Il s’agit de navires de 20 à 25 mètres de long et de 60 à 120 tonneaux de jauge brute ayant débarqué en 1998 1 688 tonnes, composées à 80 pour cent de sardinelles rondes et près de 15 pour cent de sardinelles plates, le tout pour valeur commerciale de 59 405 000 F CFA.
La flottille chalutière sénégalaise est composée en 2002 de 142 navires. Les débarquements, constitués essentiellement d’espèces démersales (poissons benthiques, céphalopodes et crustacés), sont estimés en 2002 à 43 014 tonnes pour une valeur commerciale de 29 612 775 000 de Francs CFA. La flotte thonière était composée de 30 navires (canneurs, senneurs et palangriers). Parmi eux, 7 sont basés à Dakar et y débarquent la totalité de leurs captures; les autres y débarquent parfois une partie de leurs prises. La totalité de la production de thons débarquée à Dakar est de l’ordre de 18 419 tonnes, représentant une valeur commerciale de 10,5 milliards de F CFA (DPM 2002).
Un grand nombre de sociétés orientent essentiellement leurs activités vers le filetage, la réfrigération, la congélation, la conserverie, le traitement des déchets en farine de poissons.
Pêche continentale Senegal
Les seules pêcheries continentales connues sont celles du fleuve Sénégal et du lac de Guiers. Les recensements effectués ont permis de dénombrer 2000 pirogues utilisées par les pêcheurs artisans en milieu estuarien continental. Le nombre de pêcheurs professionnels est passé de 10 000 en 1974 à 7 000 en 1999. Ces unités de production ont permis de réaliser des captures estimées à 10 000 tonnes alors qu’elles atteignaient dans les années 60 près de 45 000 tonnes et 55 000 tonnes dans les années 50. Cette baisse est une résultante de plusieurs facteurs combinés dont les plus déterminants sont: la péjoration climatique qui a frappé le Sahel ces dernières décennies, les effets des barrages et des aménagements hydro-agricoles.
Les engins de pêche recensés sur le fleuve Sénégal et le lac de Guiers se répartissent ainsi: 386 Goubols, 10 600 filets maillant, 6 070 Dolinkés et 3 250 engins divers.
La pêche continentale mobilise plus de 20 000 personnes et fait vivre près de 50 000 personnes.
Aquaculture Senegal
Elle se résume à une petite pisciculture (élevage des Tilapia) pratiquée principalement dans la vallée du fleuve Sénégal. L’ostréiculture (culture des huîtres) est pratiquée dans le mangroves des complexes fluvio-lacustres du Sine-Saloum et de Casamance. La crevetticulture (élevage des crevettes) n’est pas pratiquée à l’exception de deux élevages expérimentaux en état d’abandon. Après avoir suscité de réels espoirs à ses débuts, la pisciculture dans la vallée du fleuve Sénégal a connu de grandes difficultés dues à de nombreuses contraintes. Les productions sont négligeables.
Pêche sportive Senegal
Créée en 1994, la Fédération Sénégalaise de Pêche Sportive (FSPS) est l’instance officielle pour le développement, la promotion de la pêche amateur, sportive et de la plaisance en mer. Elle est délégataire du Ministère des Sports et bénéficie des prérogatives de puissance publique pour administrer, diriger, contrôler le développement de la pratique de la pêche sportive sous toutes ses formes et sur l’étendue du territoire national du Sénégal. La FSPS compte aujourd’hui environ 200 membres.
Potentiel de captures Senegal
Les estimations des potentiels de capture des ressources démersales côtières sont de 4 types de ressources issues pour l’essentiel de l’ajustement de modèles de production globale.
Ressources démersales côtières
Le potentiel annuel de capture des ressources démersales côtières est estimé à 130 000 tonnes.
Ressources démersales profondes
Le potentiel exploitable, toutes espèces profondes confondues, peut être estimé à 20 000 tonnes dont près de 40 pour cent est constitué de merlus noirs.
Ressources pélagiques côtières
Le potentiel global des ressources pélagiques côtières peut être estimé de manière indicative entre 200 000 et 450 000 tonnes. Ces ressources instables subissent en effet des fluctuations importantes fortement dépendantes des conditions environnementales. Les estimations du potentiel de capture dans la seule zone de pêche du Sénégal restent donc très liées à ces sources de variabilité.
ressources pélagiques hauturières
Compte tenu du caractère hautement migratoire des principales espèces (albacore, patudo, listao) et de leur vaste échelle de distribution (Atlantique), le potentiel de la ZEE sénégalaise reste difficile à évaluer.
Il a été estimé entre 15 000 et 20 000 tonnes.
Emplois Senegal
Les emplois dans le secteur et dans les activités de transformation et de commercialisation sont évalués à 600 000 au total, principalement dans la pêche artisanale et la transformation artisanale. L’effectif du secteur représente 7,1 pour cent de la population totale (sur la base des données de 1996), et 17 pour cent de la population active, (3 528 000 hommes et femmes d’âge actif en 1996). En d’autres termes, un sénégalais actif sur six travaille dans le secteur de la pêche ou dans les activités qui sont liées.
Transformation industrielle Senegal
Produits frais : ils s’agit de poissons entiers ou filetés (mérous, dorades, capitaines, soles, conservés sous glace). La matière première provient à 30 pour cent de la pêche artisanale, le reste est fourni par la pêche industrielle glacière. Les poissons entiers sont conditionnés sous glace par les feuillets protecteurs avant d’être glacés. Les produits filetés peuvent également être conditionnés en emballage sous vide.
Produits congelés : Une trentaine d’entreprises pratiquent cette activité. Ces unités ont parfois des activités parallèles (salé, séché, fumé). Les produits congelés sont des poissons, des mollusques (céphalopodes et gastéropodes) et des crustacés. La congélation peut se faire à bord des chalutiers congélateurs ou à terre dans les unités de transformation. Dans ce cas, les produits proviennent de la pêche industrielle glacière ou de la pêche artisanale, mais aussi des chalutiers congélateurs. Les poissons peuvent être congelés entiers et expédiés, ou transformés (pelé, étêté, éviscéré, en filets). Une grande partie des produits transformés est exportée vers l’Asie, essentiellement le Japon (poulpes, seiches et calmars) et la Chine (cymbium) mais aussi l’Europe avec comme principal pays destinataire l’Italie.
Produits en conserves : quatre conserveries de poisson produisent au Sénégal.
Farine de poisson : deux usines de farine de poisson sont implantées au Sénégal. Ces usines exportent environ 60 pour cent de leur production estimée à un peu plus de 1 231 tonnes en 2003.
Transformation artisanale Senegal
La transformation artisanale est une filière essentiellement occupée par les femmes. Elle absorbe 30 à 40 pour cent des débarquements de la pêche artisanale (mollusques, crustacés et poissons), auxquels s’ajoutent les invendus de la pêche industrielle. En 2002, on estime le volume transformé artisanalement à près de 28 375 tonnes.
Différents procédés conduisent à l’élaboration des produits traditionnels: Kéthiakh sardinelle braisée, salée et séchée), Sali (poissons salés et séchés), Tambadiang (petits poissons salés séchés entiers, faisandés ou non), Guédj (fermenté, séché), Yeet (gastéropode fermenté séché), Yokhoss (Huître séché), Touffa (fermenté séché), Métorah (fumé à chaud puis séché), yoss (juvéniles séchés).
Les marchés du poisson au Senegal
marché international
Le Sénégal a exporté en 2002, 87 564 tonnes de produits halieutiques pour une valeur commerciale de 181 millions de francs CFA. Le marché européen absorbe jusqu’à 60 pour cent du volume total des exportations de produits halieutiques. La dévaluation du Franc CFA a beaucoup contribué à l’essor de ces échanges. Cependant, la mise aux normes internationales a été durement vécue par les exportateurs de poissons.
Le marché africain absorbe 35 pour cent du total des exportations de produits congelés et transformés. Les industriels ne trouvent pas ce marché rentable, mais s’y maintiennent pour faire face aux charges fixes. Les produits transformés commencent à y prendre une grande part. Toutefois, ce marché demeure sous exploité du fait de sa méconnaissance.
Le marché asiatique est très jeune pour les opérateurs nationaux de la pêche. Sa part dans les exportations de produits halieutiques est de 5 pour cent. Les produits sont les ailerons de requins, les céphalopodes et les gastéropodes congelés. Une volonté de mieux connaître s’affiche, les échanges augmentent et les produits se diversifient. Cela se traduit par une exploitation des produits jadis rejetés tels que les murex, les cymbium, bigorneaux, moules, ailerons de requins.
Le marché américain reste encore peu accessible aux opérateurs économiques sénégalais (moins de 1 pour cent), alors qu’il existe de réelles opportunités à ce niveau. Les produits exportés se limitent encore aux poissons entiers (frais ou congelés) et aux mollusques.
marché intérieur
Le Sénégalais est un grand consommateur de poisson. La contribution du poisson dans la satisfaction des besoins des populations en protéines animales est prépondérante. Bien qu’elle soit difficile à chiffrer, il existe une grande variation entre la côte et l’intérieur du pays. La moyenne nationale de la consommation par habitant est estimée à 26 kg/an.
Le marché du poisson frais est très important. La consommation s’est fortement accrue depuis la libéralisation du mareyage et le désengagement progressif de l’Etat de la chaîne de froid.
Parmi les nombreux marchés implantés sur le territoire national, le marché central au poisson de Dakar apparaît comme le principal. Il reçoit des produits en provenance de toutes les régions maritimes, dont Dakar, ainsi que des pays de la sous région (Mauritanie et Guinée notamment). Il constitue également un lieu d’éclatement de ces produits vers les marchés de l’intérieur du pays.
DEVÉLOPPEMENT
contraintes générales
De 1970 à nos jours, d’importants efforts ont été déployés dans le secteur. Ils ont permis de mobiliser une enveloppe globale de l’ordre de 250 millions de dollar des Etats-Unis.
En dépit de ces multiples efforts, le secteur reste encore en prise à de nombreuses contraintes dont la levée s’avère nécessaire. En effet, les différentes stratégies de développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture élaborées entre 1982 et 1998, et les objectifs visés par ces stratégies, correspondent parfaitement aux préoccupations de développement à court et moyen termes du secteur. Mais, malgré la systématisation novatrice qui prévalu dans l’élaboration de ces stratégies, les résultats escomptés ont souffert de l’impact négatif de certaines faiblesses qui portent sur les éléments suivants:
l’élaboration des stratégies et les définitions des plans d’action n’ont quasiment pas été faites en concertation et/ou consultation avec les communautés ciblées afin de mettre en place une approche participative de gestion. Cette attitude est impropre à permettre un développement harmonieux et durable du secteur;
les stratégies et les plans d’action ont été principalement focalisés sur les activités de production et commercialisation au détriment de la gestion et de l’aménagement des ressources halieutiques et de leur exploitation responsables;
de même, la fonction contrôle et évaluation n’a bénéficié d’aucune attention lors de l’élaboration de cette stratégie;
la prise en compte de ces fonctions de gestion aurait permis de déterminer des critères, des normes, des procédures et échéanciers d’évaluation de façon à permettre un meilleur suivi de l’exécution des plans d’action pour apporter les corrections jugées utiles en temps opportun;
les multiples projets réalisés au titre des plans d’action, souvent mal suivis ou surdimensionnés, ont souffert d’un sérieux problème de durabilité lié principalement au fait que lors de l’élaboration des projets, il n’a pas été défini de façon expresse le mode de gestion et d’exploitation des acquis. La plupart des investissements réalisés ont été concentrés dans le domaine des activités de production, transformation et distribution au détriment des activités sociales et de gestion des pêcheries;
le financement des plans d’action reposait à plus de 80 pour cent sur les bailleurs de fonds extérieurs ce qui a favorisé le développement d’une dépendance du secteur vis-à-vis de ces financiers, plus particulièrement dans le sous-secteur industriel où par le biais de partenariats avec les nationaux, les opérateurs étrangers disposent hors du pays, de l’essentiel des résultats des entreprises. Ainsi, toujours en pertes d’exploitation, rares sont les entreprises qui versent des impôts à l’Etat ou investissent leurs bénéfices dans le reste de l’économie nationale. Les exportations sont sous-facturées et les achats d’intrants à l’étranger sont surfacturés. Cette dépendance est aussi particulièrement sensible dans le sous-secteur de la pêche artisanale lorsque le soutien logistique et financier extérieur prend fin et se traduit dans la plupart des cas par une fermeture totale du projet.
Aux faiblesses que l’examen des stratégies et des plans d’action précédents a permis d’identifier, viennent s’ajouter les contraintes suivantes:
les stratégies définies dans le passé, ainsi que les plans d’action qui en découlaient, ne reposaient pas sur un schéma de développement élaboré et durable mais plutôt sur la recherche de solutions à des problèmes ponctuels sans une approche suffisamment intégrée, structurée et visionnaire;
dans le domaine de la gestion des ressources humaines de l’administration, le plan de carrière et l’application effective de la procédure normative de maintien et de développement du personnel, sont un important goulot d’étranglement à la valorisation des compétences pourtant disponibles, et à l’amélioration de la performance de l’administration du secteur.
S’agissant plus spécifiquement de la formation, l’absence d’une définition des postes de travail et d’une politique de formation et perfectionnement des cadres, les problèmes liés à l’identification des besoins en la matière et à l’exécution des activités s'y afférant, tant dans le secteur privé que public, constituent des obstacles majeurs à la mise en valeur effective des efforts consentis dans ce domaine. La mauvaise définition de l’éventail de management entre les différentes unités constitutives de l’administration des pêches notamment entre le Cabinet du Ministre dont la Cellule des Etudes et des Programmes (coordonnateur de la définition et du suivi de l’exécution de la politique), la direction de la pêche maritime, celles de la pêche continentale et l’aquaculture, et de la surveillance (chargées de l’exécution de la politique sectorielle), ainsi que les institutions de formation et organismes de terrain (chargés de la mise en œuvre des projets), a été un frein notoire au fonctionnement de cette administration. L’absence d’une structure de suivi-évaluation au niveau du ministère et des directions techniques n’a pas permis une bonne coordination des activités et a favorisé la dispersion des efforts des différentes composantes du secteur. De même, la déficience en matière de surveillance des pêches et suivi du respect de la réglementation a négativement influencé les mesures d’aménagement et de gestion de la ressource.
L’absence d’une véritable stratégie de financement de la pêche industrielle et des activités multiformes du sous-secteur artisanal constituent un important goulot d’étranglement auquel le secteur est actuellement confronté.
Les coûts élevés des produits d’avitaillement et des embarcations sont prohibitifs pour permettre une rentabilité effective des activités de pêche.
Jusqu’à un passé récent, l’assistance massive de l’Etat aux pêcheurs artisans a été perçue comme gratuite . La plupart de ces pêcheurs ont encore des dettes sans être inquiétés. Il en est ainsi de certaines sociétés industrielles pour des sommes colossales au titre du remboursement de la valeur d’équipement ou d’avance de trésorerie. Finalement, de nombreux opérateurs artisans et industriels, souvent rentrés dans le secteur par des faveurs de l’Etat, attendent tout de celui-ci, y compris la rationalisation de leurs propres activités.
Globalement, pour l’ensemble des armements (artisanal et industriel), le principal problème demeure l’absence de véritable politique de gestion de l’accès à la ressource et, se faisant, l’absence d’une politique de gestion de la capacité de pêche, tant nationale qu’étrangère. Ceci est au cœur des problèmes rencontrés aujourd’hui par le secteur. Un problème complémentaire concerne la dimension régionale de la flotte de pêche sénégalaise. En effet, une partie importante de la flotte sénégalaise travaille en fait sur une zone de pêche s’étendant du Parc National du Banc d’Arguin (Mauritanie) jusqu’en Guinée Conakry. Cette dimension a un côté positif avec l’élargissement des ressources disponibles à court terme; il comporte toutefois un risque important à plus long terme: le possible rapatriement de la capacité de pêche, exportée en cas de changement de politique de la part des pays voisins.
Contraintes de la pêche continentale au Senegal
Les contraintes en pêche continentale se posent en termes de:
contraintes techniques: Le parc piroguier dans son ensemble est vétuste, de même que les engins de moyens de production. Dans la région de Saint-Louis, le problème majeur rencontré pour la construction et le renouvellement des pirogues du fleuve est l’acquisition de matériaux de fabrication et d’outils de travail. Rien n’est produit sur place, ce qui rend élevé le coût de construction des embarcations.
contraintes environnementales: on peut citer: les irrégularités du régime des fleuves, surtout du Sénégal, dues aux barrages et à la variabilité climatique; l’invasion des plantes aquatiques (plante Typha le long du fleuve et du lac de Guiers, Salvinia molesta dans le Djioudj) rendant difficile l’accessibilité à la ressource du fleuve et dans le Lac de Guiers; la pollution des eaux par les pesticides; la modification de la qualité physio-chimique des eaux (sursalure en aval de Diama).
contraintes halieutiques: Il s’agit plus particulièrement de: l’obsolescence de la réglementation en vigueur et l’incapacité pour les Etats membres de l’ Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) d’accepter et de mettre en place les instruments internationaux essentiels pour l’administration et la gestion des pêcheries du fleuve Sénégal; l’absence de données statistiques complètes et récentes sur tous les plans d’eau; la vétusté des centres de formation.
Il s’ajoute à ceci le manque d’intérêt des institutions de crédit pour le secteur ainsi que les difficultés d’accès au crédit pour les pêcheurs artisans.
Contraintes de l’aquaculture au Senegal
Les contraintes sont:
environnementales: grande irrégularité du régime hydrique des plans d’eau du nord et du centre du pays, plus particulièrement dans le bassin du fleuve Sénégal où l’on relève une forte évaporation et une perméabilité des sols dans certaines zones (les sols «diéry» notamment), remettant en cause la nécessité d’une remise à niveau régulière des étangs, et la température relativement basse de l’eau dans les bassins, ce qui a des conséquences sur la reproduction et la croissance des espèces dans les bassins pendant la saison froide;
techniques et administratives: choix difficile des sites, inefficacité de la coordination entre la recherche et le développement, non-disponibilité d’alevins en qualité et en nombre, insuffisance en nombre du personnel d’encadrement et son inexpérience, manque de rigueur dans la gestion des projets etc.
socio-économiques: les prix élevés des aménagements, la concurrence du poisson de mer, l’éloignement de certains centres de production, et la concurrence des autres activités agricoles (agriculture, élevage ou pêche) jugées plus rentables.
RECHERCHE
L’activité de suivi biologique de la ressource est dévolue au Centre de Recherche Océanographique de Dakar - Thiaroye (CRODT).
En relation avec les orientations fixées par le Ministère chargé de la pêche, le CRODT se fixe comme objectifs la gestion rationnelle des ressources halieutiques des eaux sous juridiction sénégalaise et l’aménagement des pêcheries dans le sens d’une optimisation de l’exploitation, d’une valorisation de la production et donc d’une meilleure rentabilisation des investissements réalisés dans le secteur de la pêche.
Les orientations prioritaires de la recherche halieutique sont les suivantes:
le développement de recherches méthodologiques pour affiner les estimations issues des évaluations (biomasses démersales et pélagiques sur les petits fonds, impact des interactions biologiques interspécifiques); en raison des coûts élevés et des profils disciplinaires qu’exigent de telles recherches, leur réalisation s’insérera dans la dynamique des recherches sous-régionales et régionales;
la minimisation des incertitudes liées à la qualité des données statistiques par une synergie des moyens et des approches des structures nationales compétentes mais également par la coopération sous régionale;
la prise en compte dans les évaluations de la composante environnementale, source importante de variabilité «naturelle» des stocks. Celle-ci demande une bonne compréhension des échelles de variation spatio-temporelle des facteurs environnementaux et des recherches méthodologies approfondies pour leur intégration dans les modèles d’évaluation (globaux et analytiques);
la gestion des stocks ne pouvant plus se limiter aux seuls aspects biologiques de l’exploitation, les paramètres économiques (modélisations bio-économiques) seront désormais pris en compte.
la priorité des recherches à l’échelle sous-régionale sur les stocks «partagés» devrait porter, pour leur évaluation, sur l’identité et la séparation des stocks; la mise au point de mesures efficaces de gestion de ces stocks unitaires et de leur schéma de distribution.
l'écologie et l’éthologie des espèces qui sont à la base des différentes stratégies et tactiques de pêche développées pour l’exploitation des ressources halieutiques va prendre une place privilégiée dans les programmes de recherche.
l’utilisation de certains engins de pêche à faible pouvoir de sélection dans les pêcheries artisanales (sennes de plage) et industrielles (chaluts à crevettes) se traduit par des rejets encore importants de juvéniles, notamment en saison chaude. Afin de corriger ces pratiques de pêche, la recherche va investir dans le développement de technologies sélectives de capture (prototypes).
des recherches d’accompagnement (sociologie, économie) du fait de l’adoption ultérieure des technologies par les professionnels supposent des innovations qui soient socialement acceptables, techniquement performantes (espèces cibles) et économiquement rentables. Elles seront partie intégrante des programmes du CRODT.
les effets biologiques et socio-économiques des mesures de gestion appliquées ou préconisées dans les systèmes d’exploitation halieutique seront systématiquement évalués.
Les grands traits climatiques sont le résultat conjoint de facteurs géographiques et aérologiques. Les premiers s'expriment par la latitude qui confère au territoire des caractères tropicaux, et par la position de Finistère ouest-africain qui détermine des conditions climatiques différentes dans la région littorale et dans l'intérieur. Les seconds s'expriment par I'alternance sur le pays de trois flux dont les déplacements sont facilités par la platitude du relief.
Le premier flux est représenté par l'alizé maritime issu de l'anticyclone des Açores, de direction nord à nord-est. L'alizé maritime est constamment humide, frais voire froid en hiver, et marqué par une faible amplitude thermique diurne. Son domaine est une frange côtière qui s'amenuise au sud avec la remontée de la mousson, mais qui se maintient pendant presque toute l'année au nord du Cap-Vert.
L'harmattan, de direction Est dominante, branche finissante de l'alizé continental sahélien, est caractérisé par une grande sécheresse liée à son long parcours continental, et par des amplitudes thermiques très accusées ; frais ou froid la nuit, il est chaud à torride le jour. Il transporte souvent en suspension de fines particules de sable et des poussières qui constituent la “brume sèche".
Le troisième flux, la mousson, provient de l'alizé issu de l'anticyclone de Sainte-Hélène dans l'Atlantique Sud. Elle bénéficie d'un très long trajet maritime qui la rend particulièrement humide. Elle pénètre dans le pays en période estivale selon une direction sud-est - nord-ouest et elle s'assèche relativement en fonction de sa pénétration vers l'intérieur. Elle est marquée par une faible amplitude thermique, mais avec des températures généralement plus élevées que celles de l'alizé maritime.
Précipitations au Senegal
L'année climatique est divisée en deux saisons principales par le critère pluviométrique. La saison dite sèche n'est vraiment sèche que dans l'intérieur ; tandis que sur le littoral, qui bénéficie d'une humidité relative élevée, la saison est précisément non pluvieuse.
Au cours de la saison sèche, des pluies de heug peuvent se produire, associées à des invasions épisodiques d'air issu des régions tempérées. Ces pluies sont généralement faibles, voire insignifiantes, mais il peut advenir qu'elles atteignent exceptionnellement des valeurs élevées.
La saison des pluies ou hivernage débute au sud-est du Sénégal en avril avec l'arrivée de la mousson qui envahit progressivement le pays. Les pluies augmentent d'abord lentement jusqu'au mois d'août où elles culminent ; en septembre, la diminution est marquée, mais elle est ensuite très brutale en octobre. Deux phénomènes provoquent des précipitations sur le pays; il s'agit d'une part des lignes de grains et d'autre part de la partie active de l'équateur météorologique, marquée par l'ascendance de l'air humide qui se refroidit en altitude et se condense en pluies.
Les lignes de grains, improprement dénommées tornades, balaient le territoire d'est en ouest (ce qui fait dire que la pluie vient de l'est) s'affaiblissent progressivement en atteignant le littoral ; à Dakar, par exemple ne parvient que la moitié des perturbations, qui sont passées par Tambacounda. Les pluies déversées par les lignes de grains sont essentiellement orageuses accompagnées de rafales de vent, de tonnerre et d'éclairs. Elles marquent le début et la fin de la saison des pluies dans lesud du pays, mais elles constituent pour la quasi-totalité du territoire la source essentielle des précipitations.
D'une manière générale, les précipitations décroissent du sud vers le nord : Ziguinchor enregistre 1 250 de pluie par an, Kaolack 610 mm, tandis que Linguère ne reçoit en moyenne que 414 mm, Podor 220 mm. Le nombre de mois pluvieux varie selon la latitude, mais également selon le seuil adopté. Si I'on prend pour base les précipitations mensuelles supérieures à 10 mm (ce qui est très faible), le nord-ouest du pays a quatre mois pluvieux , le sud six. Avec une base de 50 mm par mois, le nombre de mois pluvieux passe à deux et à cinq. Mais, sur la base de 100 mm, le nord ne bénéficie même plus d'un mois pluvieux, tandis que le sud dispose encore de cinq mois pendant lesquels les précipitations sont supérieures à 100 mm et souvent très supérieures puisque Ziguinchor, par exemple, enregistre 424 mm au mois d'août. Cette différenciation en latitude confirme le caractère aléatoire de la pluviométrie dans la moitié septentrionale du pays.
Enfin, le climat du Sénégal, comme celui de tous les pays sahélo-soudaniens, se caractérise par une grande variabilité des précipitations d'une année à l'autre, variabilité d'autant plus redoutable que la moyenne annuelle est plus faible ; plus leur total annuel s'amenuise, plus les pluies sont incertaines et irrégulières et de plus leur déficit est grave. Ainsi, à Ziguinchor la moyenne de 1 250 mm résulte de précipitations variant d'environ 900 mm à un peu plus de 1 400 mm d'une année à l'autre ; à Linguère la moyenne 414 mm recouvre des précipitations allant de plus de 850 mm en année exceptionnellement pluvieuse à moins de 200 mm en année sèche. C'est dire que I'insécurité climatique qui pèse sur la moitié septentrionale du pays n'est pas seulement le fait de la faiblesse des précipitations et de la brièveté de la saison pluvieuse; elle est surtout le résultat de l'irrégularité inter annuelle des pluies. La sécheresse qui a périodiquement frappé le pays depuis 1968 a souligné la gravité de cette situation par ses conséquences dramatiques sur l'équilibre écologique et toutes les activités humaines des régions situées au nord du Saloum. L'abondance des pluies exceptionnelles de 1999 par rapport à celles des dernières décennies redonne de l'espoir au monde rural, qui aspire à un retour durable d'une bonne pluviométrie.
D'après Marcel Roux et Pascal Sagna, Atlas du Sénégal, édition Jeune Afrique, 2000.
L'absence de reliefs importants et le développement limité du réseau hydrographique donnent aux facteurs climatiques un rôle prépondérant dans la répartition des paysages végétaux du Sénégal. La première conséquence est une disposition zonale des grands domaines phytogéographiques, interrompue seulement par quelques formations azonales dans les vallées et le long de la côte. La seconde est une évolution des paysages par transitions insensibles, conforme à la croissance progressive des pluies des pluies du nord au sud du pays. Partout dominent spontanément des paysages boisés, qu'il s'agisse d'arbustes épineux dans les régions les plus sèches, de peuplements arborés dans la zone soudanienne ou de forêts épaisses dans le domaine subguinéen.
Le domaine sahélien. Parmi les acacias qui caractérisent ce domaine, le seing (Acacia raddiana) l'emporte, notamment sur les sols sablonneux du Cayor. S'y associent fréquemment le verek (Acacia senegal) qui fournit la gomme, le soump (Balanites aegyptiaca) aux fruits oléagineux, le jujubier (Zizyphus mauritaniana) et, à l'approche des villages, le baobab (Andansonia digitata). Au sol, le tapis herbacé, desséché dès le mois de novembre, est composé de graminées annuelles où domine le cram-cram (cenchrus biflorus). Vers le sud, la transition est faite par savanes arborées où l'emportent le kad (Acacia albida) dans les régions les plus intensivement cultivées et des taillis de Combrétacées (en particulier de rât) dans le Ferlo. Le sorour (Acacia seyal), souvent asssocié au baobab, forme des peuplements denses sur les sols limono-calcaires.
Le domaine soudanien. C'est par excellence celui de la savane sous différentes physionomies. De beaux arbres, tels que le caïcedrat (Khaya senegalensis), le vèn (Pterocarpus erinaceus) et le néré (Parkia biglobosa), en formations ouvertes surplombent un tapis de grandes herbes. Dans la vallée apparaissent des peuplements homogènes de rôniers (Borassus aethiopum) et parfois de bambous (Oxytenanthera abyssinica). Une maigre savane herbeuse couvre les cuirasses ferrugineuses qui affleurent en Haute Gambie. La transition avec le domaine subguinéen est marquée par l'apparition, en Moyenne Casamance, d'essences préforestières comme le satan (Daniellia oliveri) et le tali (Erythrophleum guineense).
Le domaine subguinéen, limité à la basse-Casamance, est occupé à l'état naturel par une forêt dense à feuilles caduques dominée par les fûts élancés du mampatan (Parinari excelsa) et de l'iroko (Chlorophorar regia), auquel sont associés le copalier et surtout le palmier à huile (Elaeis guineensis). Ne subsistant que sous forme d'îlots, cette forêt a progressivement fait place, sous l'action de l'homme, à la palmeraie qui couvre désormais tout le domaine des cultures, les champs des plateaux comme les rizières des vallées.
Les groupements azonaux. Ils se localisent dans des milieux où règnent des conditions hydrologiques particulières. La forêt de gonakiés (Acacia nilotica) caractérise la vallée inondable du Sénégal. Des groupements d'Elaeis guineensis survivent au nord du Cap-Vert, dans les dépressions interdunaires (les niayes) qui s'échelonnent le long de la côte. Les estuaires du Saloum et de la Casamance sont colonisés par des peuplements touffus de palétuviers (Rhizophora racemosa) qui forment un écosystème littoral adapté à l'eau saumâtre : la mangrove.
La situation de “Finistère“ du Sénégal lui vaut de regrouper la plupart des espèces ouest africaines.
Les reptiles sont représentés par les varans (Varanus niloticus et V. exanthematicus) très répandus, de même que les vipères (Causus rhombeatus). Les grands serpents (Python sebae) se rencontrent en zone soudanienne, tandis que les crocodiles (Crocodylus niloticus) ne subsistent plus que dans les vallées de la Gambie et de la Falémé.
Plus de 600 espèces d'oiseaux ont été inventoriées parmi lesquelles de très nombreux migrateurs (canards, oies, flamants, hirondelles...) qui viennent nicher durant l'hiver européen dans les biotopes humides des deltas ou estuaires du Sénégal, du Saloum, de la Casamance, où des parcs nationaux et des réserves ornithologiques ont été créés.
Les mammifères, représentés par une centaine de genres (près d'un millier pour l'ensemble de la planète et 280 pour le continent africain), constituent, avec les oiseaux, l'élément le plus intéressant de la faune sénégalaise. Les actions conjuguées de la chasse, du braconnage et de l'extension de l'occupation humaine (urbanisation, cultures, aménagements des vallées ...) ont sensiblement réduit et modifié les aires de répartition des différentes espèces : la girafe et le damalisque ont disparu, le lamantin (Trichechus senegalensis) est seulement visible dans le Saloum ; l'éléphant, le lion, et les grandes antilopes sont en situation précaire dans le parc national du Niokolo Koba.
Certaines espèces sont communes et ubiquistes : le rat palmiste ou écureuil fouisseur (Xerus erythropus), la civette (Viverra civetta), le chat sauvage (Felis libyca), la roussette (Rousettus aegyptiacus), la patas ou singe roux (Erythrocebus patas). Les grands herbivores et leurs prédateurs ont disparu des régions côtières et se concentrent principalement dans la moitié orientale du pays où l'on trouve plusieurs espèces de cobs, l'élan de Derby (Taurotragus derbianus), le buffle (Syncerus caffer), le bubale (Alcelaphus buselaphus major), l'hippotrague (Hippotragus equinus), plusieurs espèces de gazelles et de céphalophes. Les principaux prédateurs sont le lion (Phanthera leo), le léopard ou panthère (Panthera pardus), le lycaon ou cynhyène (Lycaon pictus), l'hyène rayée (Hyaena hyaena), le chacal commun (Canis aureus).
Les parcs nationaux et les réserves restent dans la plupart des cas le dernier refuge et le seul espoir de survie ou de reconstitution (Ferlo) de la grande faune sénégalaise.
D'après Paul Ndiaye, Atlas du Sénégal, édition Jeune Afrique, 2000.
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